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Comment détecter une phobie ?

Avoir peur et avoir une phobie sont deux états différents qui peuvent pourtant avoir un lien de cause à effet. Savoir les différencier permet de reconnaître et de diagnostiquer les phobies les plus invalidantes.

Peur et phobie : définition

On distingue la peur de la phobie par ses répercussions sur la vie quotidienne.

La peur est un état émotionnel occasionnel comme la tristesse, la colère, la joie, … Elle est déclenchée par un événement qu’on a ressenti à un moment de sa vie et face auquel on a réagi car elle provoque un état inconfortable. Face à un sentiment de peur, on va chercher à éviter la situation redoutée par la fuite. Dans certains cas, la peur peut être une réaction positive qui indique un danger à éviter ou à combattre. Toutefois, si la peur est répétitive, trop fréquente, voire irrationnelle, elle peut entraîner un handicap dans la vie quotidienne ou sociale. Il peut s’agir dans ce cas d’une phobie et de la peur d’avoir peur.

Savoir les détecter

La phobie est identifiable par une réaction de peur excessive et irrationnelle dans certaines situations. Elle se traduit souvent par des réactions physiques, telles que l’accélération cardiaque, une transpiration exagérée, une sensation d’étourdissement, des tremblements ou des douleurs musculaires avec l’impression que l’on va mourir ou devenir fou. On parle alors d’anxiété ou d’angoisse. Une phobie peut empêcher de réagir. C’est cette perte de contrôle qui est alors vécue comme particulièrement angoissante. La peur n’est pas aliénante, elle reste contrôlable. Il est possible d’avoir peur de l’avion si c’est la première fois que l’on effectue un long trajet. Cependant si la peur est systématique, qu’elle se transforme en angoisse et provoque une souffrance et des réactions physiques excessives, il s’agit d’une phobie.

Reconnaître les causes

Les phobies peuvent trouver leurs sources dans un traumatisme. Un soutien psychologique est essentiel. Il permet de travailler sur la phobie, d’identifier ses peurs et de désamorcer l’état d’anxiété.

On distingue plusieurs types de phobies. Les phobies simples ou spécifiques qui concernent un objet précis ou une situation particulière. On y retrouve la peur des araignées (arachnophobie), la phobie du sang (hématophobie) ou la peur du noir et des endroits clos (claustrophobie). Les phobies complexes les plus courantes sont l’agoraphobie  (peur des lieux où il serait difficile de s’échapper) et la phobie sociale dont l’origine est souvent liée à la peur du regard et du jugement d’autres. La phobie s’accompagne toujours d’un sentiment d’impuissance, d’angoisse avec des réactions physiques incontrôlables.

Traitement

Le traitement dépend de l’intensité de la phobie et des répercussions dans la vie quotidienne. Diverses approches peuvent convenir aux patients associées ou non à un traitement médicamenteux. Certaines de ces approches sont complémentaires ou peuvent être combinées entre elles. Les thérapies analytiques permettent au patient de travailler sur son vécu et sur l’origine de la phobie. Les psychothérapies comportementales et cognitives liées à la Thérapie en Réalité Virtuelle C2CARE proposent de sortir du conditionnement qui associe un objet à l’angoisse. Un travail de désensibilisation par exposition progressive à l’objet phobique permet au patient de relativiser de plus en plus son angoisse. Des séances de relaxation peuvent y être ajoutées ainsi que la modification des schémas de pensée.