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Comment gérer une attaque de panique ?

Une attaque de panique se produit lorsque notre système de défense est sollicité à l’extrême. Les émotions servent à assurer notre survie et certaines d’entre elles nous alertent du danger. Au quotidien, notre système nerveux central traite deux types d’informations : les informations externes (transmises à notre système sensoriel comme la vision d’un chien par exemple, la sensation des rayons du soleil, un bruit, une odeur, le goût d’une tarte aux pommes) et les informations internes (les sensations physiques, les émotions, les pensées qui nous traversent la tête en cours de journée).

Lorsque ces informations sont reliées à une émotion, celle-ci va être traduite sur le plan physiologique. Si l’émotion ou la sensation associée à l’information est agréable, le cerveau va produire une réponse de détente de l’organisme : relâchement musculaire, vasodilatation, diminution de la pression sanguine et du rythme cardiaque, respiration ample conduisant l’information que tout va bien. A l’inverse, si l’émotion ou la sensation associée à l’information est désagréable, le cerveau va produire une réponse d’accélération de l’organisme : contractions musculaires, vasoconstriction, augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque. La respiration s’accélère de plus en plus ce qui peut entraîner une hyperventilation responsable de l’attaque de panique. Lorsque l’on est confronté à un danger qui menace notre survie, l’organisme doit y faire face rapidement par la fuite ou le combat. Pour cela, l’organisme a besoin d’oxygène pour alimenter les muscles. Lorsque notre cerveau perçoit une information externe ou interne qu’il considère comme dangereuse (ce que nous ne percevons pas forcément comme dangereux consciemment), il active les fonctions organiques pour faire face. L’attaque de panique est le résultat d’un dérèglement dans le rapport oxygène-dioxyde de carbone. En temps normal ce rapport est équilibré, or, pendant les phases d’anxiété paroxystique le taux d’oxygène est trop important. Pour sortir de l’attaque de panique il faut chercher à limiter l’apport en oxygène. Il existe plusieurs techniques pour y parvenir. Lorsque nous percevons les premiers signes d’attaque de panique nous pouvons chercher à contrôler notre respiration. L’objectif est d’activer le réflexe de ralentissement généralisé de l’organisme.

Le premier exercice consiste à limiter le temps d’inspiration et augmenter le temps d’expiration. En favorisant une respiration abdominale, nous pouvons par exemple inspirer sur quatre temps et expirer sur six temps en enchaînant ce cycle pendant quelques minutes.
Le second exercice consiste à réaliser une hyperpression abdominale en gonflant le ventre et en bloquant sa respiration sur trois à cinq temps et de répéter cette opération une dizaine de fois.
Lorsque les symptômes de l’attaque de panique sont très envahissants, la technique de respirer dans un petit sachet plastique (un sac congélation par exemple) peut se révéler efficace. Elle permet de limiter matériellement l’apport de l’oxygène et obtenir un rétablissement du meilleur rapport oxygène-dioxyde de carbone. Ainsi après plusieurs cycles respiratoires, les symptômes désagréables liés à l’attaque de panique vont disparaitre.

Il s’agit là de techniques de gestion de crise lorsque l’attaque de panique est déjà présente. Parallèlement il est important de développer des techniques de prévention.