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Avec les TERV, vos phobies ne deviendront qu’un mauvais souvenir

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la psychothérapie par la réalité virtuelle n’est pas aussi récente que l’on pourrait le croire. Le premier essai thérapeutique a été effectué en 1992 sur une personne ayant la phobie de prendre l’avion. De nombreuses autres recherches ont été effectuées depuis et ont montré des résultats très encourageants dans la prise en charge des patients. L’utilisation massive de cette technologie et les progrès réalisés depuis la rendent économiquement plus accessible et devient un outil de plus en plus prisé par les professionnels de santé.

Les thérapies par exposition à la réalité virtuelle

Des études à grandes échelles ont été menées pour valider scientifiquement l’apport de la réalité virtuelle, notamment dans le traitement des phobies. Les résultats ont montré que l’utilisation de la TERV (Thérapie par Exposition à la Réalité Virtuelle) est au moins aussi efficace que les thérapies cognitives et comportementales (TCC) dans le traitement des phobies. La TERV offre ainsi, la possibilité d’élargir énormément le champ d’actions des TCC. Ces dernières comportent une phase d’exposition standard in vivo qui demande à la personne de s’exposer de façon progressive avec son thérapeute aux situations qui l’angoissent. C’est une méthode très utilisée dans le traitement des troubles anxieux qui vise à remplacer les idées négatives et les réactions inadaptées par des comportements plus en adéquation avec la réalité. Pour ce faire, la personne doit se retrouver face à l’objet ou à la situation anxiogène (araignée, ascenseur, foule, pont suspendu, etc.) dans le but de générer un effet d’habituation et de réduction de la peur, jusqu’à ce que les sensations et pensées gênantes disparaissent.

De l’in vivo à l’in virtuo

La TERV reprend en partie la méthodologie des TCC et permet d’offrir de nombreux avantages. Les situations réelles d’exposition in vivo deviennent des situations d’exposition in virtuo.La personne souffrant de troubles anxieux est placée virtuellement dans des situations qu’elle redoute et qu’elle évite habituellement du fait de leurs caractères anxiogène. L’environnement virtuel ainsi crée est alors parfaitement contrôlé contrairement aux situations réelles où le thérapeute ne peut agir sur les comportements d’autrui, sur les éventuelles pannes d’ascenseur ou encore sur le nombre de personnes présentes au centre commercial qui pourraient provoquer un trouble panique à son patient. Avec la TERV, tous ces paramètres sont sous contrôles. L’aspect motivationnel et ludique qu’elle propose rend cette expérience attractive et incite les patients à l’essayer. La personne est garantie de s’exposer de façon très progressive aux situations anxiogènes. La variété, l’intensité et la nature des stimuli sont entièrement paramétrables (insistance des regards, hauteur des passerelles, taille de l’ascenseur, etc.). Il est également possible de reproduire à les situations à l’infini. Tant que le patient n’est pas prêt à se confronter à une situation générant un niveau d’anxiété plus élevé, il continuera de travailler avec le thérapeute sur ce qui lui pose problème jusqu’à ce qu’il soit prêt à franchir la nouvelle étape. Généralement, 5 à 12 séances sont nécessaires pour traiter les troubles anxieux et leurs durées varient entre 30 et 60 minutes.

S’exposer en toute sécurité pour se désensibiliser

Les TERV trouvent aussi leur place dans la psychanalyse. Lorsque le patient se retrouve en immersion dans un environnement virtuel, le psychanalyste cherche à recueillir toutes les informations qui lui permettront de l’aider à comprendre ses angoisses et de l’en débarrasser. Durant l’exposition, le patient effectue un travail de désensibilisation au travers duquel il exprime tout ce qu’il ressent, perçoit et ressent. Le principe fondamental de la libre association reste ainsi, au cœur de la réalité virtuelle. Selon le célèbre psychanalyste Rodolphe Oppenheimer « Conjuguer psychanalyse et thérapie cognitive et comportementales par casque virtuel est le préambule pour ne pas faire que déplacer une phobie sur une autre angoisse qui pourrait s’avérer comme plus handicapante. Il faut avancer comme un funambule, pas à pas, afin d’obtenir le meilleur pour nos patients ».

L’objectif des TERV est donc de permettre à la personne de reconceptualiser le monde réel, afin de l’appréhender de manière plus sereine une fois sorti de son immersion dans l’environnement en 3D. La confidentialité, l’absence de menace réelle, le gain de temps que la TERV procure présente des avantages considérables pour le patient comme pour le thérapeute.

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