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Définition de l’hypocondrie: la peur d’être malade

Le trouble hypocondriaque est la peur excessive d’être atteint d’une maladie grave due à une fausse interprétation de certains symptômes physiques ou psychologiques. Une personne atteint d’hypocondrie donne parfois l’impression d’être une personne qui a juste besoin de l’attention de l’autre en étant alarmiste. Mais ce n’est pas le cas, c’est une grande souffrance pour la personne qui le subit.

Qu’est ce que l’hypocondrie ?

L’hypocondrie est la phobie des maladies, et la sensation constante d’interpréter certains signes de notre corps comme étant atteint d’une pathologie grave. Dès que le corps ressent une sensation physique, cela renvoie au fait d’avoir contracté une maladie. Lorsque vous souffrez d’hypocondrie, vous cherchez toutes les informations allant dans le sens de la maladie, sur internet, dans les livres auprès de vos proches. Les dires rassurants des médecins n’apaisent pas votre angoisse. Vous êtes intimement persuadé(e) que vous êtes malades, et qu’on ne vous dit pas toujours toute la vérité ou qu’il se trompe. 

Cette peur fait partie de la famille des troubles anxieux dont presque 4% de la population souffre. De plus, elle se diffuse de plus en plus, et se généralise sur beaucoup de situations différentes qui ramènent à la peur de la maladie et de la mort.

Symptômes de l’hypocondrie

Si vous êtes hypocondriaque, les pensées de la maladie ou de la mort sont des pensées constantes et obsessionnelles. Même si votre médecin vous dit qu’il n’y a rien et vous a prescrit des analyses qui ne prouvent pas de pathologie, cette angoisse persiste. Vous passez donc beaucoup de temps à lire, à écouter et à comprendre les sujets que vous craignez ou les symptômes que vous ressentez.

Etre hypocondriaque c’est aussi passer beaucoup de temps à penser à la maladie ce qui engendre des répercussions importantes sur votre quotidien, que ça soit d’un point de vue social (avec une diminution de vos relations sociales et de vos sorties), professionnel (éviter certains lieux de travail, ou certains emplois car les transports sont une zone “dangereuse” en terme de bactéries), ou dans tout autre domaine de votre vie qui est plus personnel.
De plus, vous passez beaucoup de temps à avoir des rendez-vous médicaux, à faire des examens, des prises de sang, et à appeler pour prendre des rendez-vous d’urgence auprès des professionnels de santé. Vous pouvez même ne pas vous sentir compris par ces personnes qui sont censées vous soigner. Cela renforce donc le manque de confiance que vous pouvez avoir en eux.
Il faut que ces symptômes persistent depuis plus de 6 mois pour être considéré comme hypocondriaque.

La cause de l’hypocondrie

Il n’y a pas un seul facteur qui est à l’origine de l’hypocondrie et il est difficile de réellement déterminer le facteur réel de cette angoisse.

Les personnes de nature anxieuse sont plus susceptibles d’être hypocondriaques et cela peut venir de l’environnement familial. Sans être un facteur génétique, évoluer dans une famille qui est animée par des angoisses constantes génère de l’anxiété chez l’enfant, qui grandit avec des craintes constantes, notamment celle de la maladie et de la mort.

Certains traumatismes vécus peuvent engendrer cette angoisse. En effet, si vous avez été malade plus jeune et qu’on n’a pas su entendre vos symptômes, ou qu’un de vos proches est mort brutalement, il est possible que cela renforce votre anxiété face à cette maladie.

L’hypocondrie et la dépression

L’hypocondrie se retrouve souvent chez les personnes souffrant de dépression. La dépression est un facteur favorisant l’hypocondrie. La peur de la maladie peut entraîner la dépression ou être entraînée par la dépression. En revanche, elle fluctue selon le niveau de dépression. Généralement, lorsqu’elle est associée à la dépression, l’hypocondrie est plutôt de courte durée, et dure souvent moins d’un an.

Quelques conseils utiles

Afin d’éviter que cette angoisse persiste, vous pouvez suivre ces quelques conseils pour essayer, de votre côté de contrôler cette anxiété. Cela ne remplace en revanche, en rien un suivi thérapeutique. 

 

  • Posez vos limites : Lorsque vous ressentez une anxiété liée à une sensation physique ou en lien avec votre hypocondrie, et que vous vous apprêtez à vous connecter pour regarder les informations sur internet, fixez vous une limite de temps. Accordez vous 5 à 10 minutes, et ne lisez que 2 ou 3 sites.
  • Concentrez vous sur ce qui vous fait du bien : Si vous demandez à votre cerveau de trouver une confirmation à vos inquiétudes, il se mobilise inconsciemment à répondre à cette demande. Rappelez vous donc que vous n’êtes pas objectif(ve) sur ce sujet. Portez donc votre attention sur votre corps, sur ce qui vous fait du bien ou sur ce qui est neutre, et mettez de côté les aspects négatifs. De la même manière, lorsque vous lisez des informations, essayez de porter votre attention sur les éléments rassurants.

Et le traitement dans tout ça ?

Le premier traitement à appréhender pour l’hypocondrie est avant tout psychologique. Par ailleurs, la recherche montre que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont efficaces pour traiter cette anxiété. Ce type de thérapie vous aide à apprendre à gérer l’anxiété que vous ressentez, à appréhender vos pensées automatiques ou à encore à trouver des solutions alternatives pour diminuer l’apparition de signes d’angoisse.


Les thérapies par exposition à la réalité virtuelle s’inscrivent dans les TCC. Elles montrent jusqu’à plus de 80% d’efficacité face à l’anxiété. De cette manière, nous nous exposons à des environnements qui peuvent être angoissants, ou dans lesquels nous arrivons à comprendre ces pensées automatiques face à la maladie ou à la mort (à l’instar d’un cabinet médical). Notre cerveau s’habitue petit à petit à cela, accepte les sensations physiques ressentis, les pensées et les émotions qui arrivent en nous et est désensibilisé à ces angoisses ressenties en situation. 

Une prise en charge est fondamentale pour que les angoisses ne deviennent pas de plus en plus importantes, et ne se généralisent pas à d’autres situations et créer d’autres phobies.

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