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Les causes de la claustrophobie ne sont pas facilement détectables mais il existe plusieurs théories. L’origine et la persistance des réactions anxieuses de la claustrophobie peut s’expliquer à partir d’un modèle de conditionnement. Cela signifie qu’une situation ou un objet neutre va progressivement s’associer à une réaction d’angoisse. Cette association qui perdure avec le temps, génère des conduites d’évitements.

claustrophobie

Plus vous cherchez à éviter les situations qui vous sont anxiogènes, plus vous renforcez votre peur des espaces clos

Chaque fois que vous cherchez à élaborer des stratégies pour ne pas avoir à affronter les situations qui vous sont difficiles, vous entretenez la peur de l’objet redouté. De cette façon, il vous sera toujours impossible de savoir que l’anxiété générée pendant l’événement est beaucoup moins importante que lorsque vous l’anticipiez. Ce modèle ne permet pas à lui seul d’expliquer de façon suffisante le développement de la claustrophobie, et doit être complété par d’autres recherches.

L’anxiété et la panique

Dans la claustrophobie, l’anxiété et la panique se déclenchent lorsque vous vous retrouvez en situation angoissante où face à l’objet phobogène. Les symptômes peuvent survenir juste avant ou immédiatement pendant cette confrontation. Plus vous vous approchez de la situation phobique et plus l’intensité des symptômes (accélération du rythme respiratoire, mains moites, jambes tremblantes, etc.) se fait sentir. A l’inverse, plus vous vous en éloignez et mieux vous vous sentez. Mais dans le cas où vous êtes dans l’impossibilité de pouvoir vous en échapper, vous ferez naître ce que l’on appelle « l’anxiété d’anticipation« . Cela signifie que la rumination mentale devient obsédante : « Qu’est-ce qu’il va se passer si je ne peux plus sortir ? » « Que vais-je faire pendant ce trajet en train ? » « Et si un accident arrivait ? ». Ces questions tournent en boucle dans votre tête sans que vous ne puissiez jamais obtenir de réponse. Ce sont généralement des scénarios extrêmes et de catastrophes qui sont imaginés or, bien souvent, ces événements sont très mal prédits et les chances qu’ils se produisent vraiment comme prévus sont extrêmement faibles. C’est parce que l’anxiété d’anticipation est tellement désagréable à vivre que vous dépensez une grande partie de votre énergie à éviter de telles situations, bien que vous soyez conscient du caractère exagéré de votre anxiété.

La peur des espaces clos peut être héréditaire mais la plupart du temps, elle se développe seule

Selon les professionnels de santé, l’apparition des symptômes surviendrait à la suite du développement d’une névrose associée à d’autres angoisses ou être les conséquences d’un traumatisme. Si vous refoulez depuis longtemps une angoisse (un lieu où il vous a été difficile de sortir : accident de voiture par exemple) ou si vous avez vécu durant votre enfance une expérience d’enfermement que vous avez interprété comme une sanction (isolement dans le noir lors du coucher), alors tous les stimuli négatifs liés aux pièces fermées s’assimilent à un sentiment peur.

De manière générale, c’est lorsque vous traversez un moment difficile de votre vie, que vous vous sentez faible physiquement et psychologiquement (légère dépression, passage à vide, fatigue, manque de confiance en soi, etc.) que les premières crises surviennent. Il est possible que cette crainte puisse apparaître progressivement, mais elle peut aussi se déclencher du jour au lendemain.