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Reconnaître les symptômes de la claustrophobie, peur des espaces clos

A tout âge, le trouble anxieux présent dans la claustrophobie s’accompagne d’un sentiment de danger ou d’étouffement. A un niveau avancé, elle peut conduire à des manifestations émotionnelles pouvant quelquefois prendre un caractère obsessionnel. Un trouble panique peut se présenter dans certains cas. Cela perturbe considérablement les activités quotidiennes de la personne.   

Deux symptômes prédominent dans la peur des espaces clos

Peur de manquer d’air et de rester enfermé

Dans la claustrophobie, deux symptômes clés prédominent : la peur de manquer d’air, de suffoquer et la peur d’être restreint dans un espace, de ne pas pouvoir s’en échapper. Vous présentez des manifestations évidentes d’inconfort lorsque vous vous trouvez dans des espaces clos, des petites salles, un véhicule, et des zones confinées en tout genre. Pourtant, ce n’est pas l’endroit en lui-même qui vous effraie mais plutôt la peur de ce qui pourrait vous arriver si vous venez, par exemple, à manquer d’air.

Dans certains cas, lorsque vous ne parvenez pas à éviter ce qui vous effraie et que vous ne trouvez plus aucune stratégie pour faire face à l’objet phobogène, une crise de panique peut vous envahir. Vous savez que le fait de vous retrouver dans un espace clos ne vous met pas en danger, mais vous êtes terrifié par la seule idée de ne pas être capable d’en sortir.

De la peur d’être enfermé à la phobie spécifique

Selon les professionnels de santé, les critères suivants sont nécessaires pour que la peur d’être enfermé puisse être qualifiée de phobie spécifique :

  • La peur doit persister dans le temps et être suffisamment excessive pour vous empêcher de raisonner. Cette peur peut aussi bien survenir lors de l’exposition immédiate à la situation phobogène que par l’anticipation de de cette dernière.
  • Lorsque vous vous trouvez en situation d’enfermement, votre réaction doit être immédiate et apparaître de façon systématique. L’intensité du trouble peut cependant évoluer.
  • Vous êtes parfaitement conscient du caractère absurde, irraisonné et de la démesure de votre peur.
  • Dans la mesure du possible, vous évitez tous les endroits clos où vous pourriez vous retrouver. Dans le cas ou la situation est inévitable, elle vous sera vécue avec beaucoup d’anxiété et de détresse.
  • Dans la vie quotidienne, vos activités doivent être fortement perturbées.

L’ensemble de ces signes doivent être présents sur une période excédant un semestre et ne doivent pas être expliqués par un autre trouble (agoraphobie ou état de stress post traumatique par exemple).

Cette phobie peut également se retrouver chez les enfants. Il est cependant plus délicat de la reconnaître car elle peut se manifester sous différentes formes (des cris, des pleurs ou des crises de colère) plutôt que par une peur. Précisons aussi que pour eux, une période de six mois de troubles est nécessaire pour révéler une claustrophobie.