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TESTEZ VOTRE PEUR DE L’AVION (QSAVA)

Prendre l’avion à l’autre bout du monde en fait rêver certains, et pourtant, pour vous c’est un vrai cauchemar ? Même si vous êtes conscient que l’avion est le moyen de transport le plus sûr, faire des trajets en avion pour partir en vacances ou en déplacement professionnel est un vrai calvaire pour vous.

Ce questionnaire, validé par Van Gerwen, permet à la fois d’évaluer la présence d’anxiété lors de vol en avion et d’identifier les phobiques de l’avion. Il se compose de 32 items qui permettent de déterminer différents niveaux d’anxiété : l’anxiété anticipatoire, l’anxiété générale liée aux avions, l’anxiété en situation de vol.

Il permet d’établir une hiérarchie des peurs utiles aux thérapies d’exposition (TCCTERV). Si vous êtes phobique de l’avion et que vous choisissez de commencer une thérapie, ce questionnaire pourra servir de ligne de base à votre thérapeute. Ainsi, à l’issu de ce test, vous aurez la possibilité d’imprimer vos résultats.

1. Qu’est ce que l’aviophobie ?

L’aviophobie est la peur de l’avion, ou de voyager par ce moyen de transport. C’est une phobie simple (c’est-à-dire qu’elle n’est pas liée à une situation, mais qu’elle est spécifique à l’appareil en lui-même). 

Elle touche aujourd’hui plus de 50% de la population française, à des degrés d’anxiété plus ou moins important. Elle peut aller de la petite pensée anxieuse, à la crise d’angoisse voire à la panique.

Nous adoptons naturellement des stratégies d’évitement à ces situations, et préférons favoriser des destinations plus proches ou accessibles par d’autres moyens de transport.

2. Pourquoi ai-je peur de l’avion ?

L’aviophobie peut-être lié à d’autres phobies telles que la phobie des hauteurs, à la claustrophobie ou encore l’agoraphobie. 

En revanche, la peur de l’avion en elle-même est souvent relative au fait de ne pas avoir de contrôle sur la situation. En effet, nous laissons notre vie entre les mains d’un inconnu. C’est pourquoi nous avons l’impression de la mettre en danger. 

Il est également possible que, lorsque vous êtes anxieux face à cette situation, vous ayez peur de ne plus pouvoir vous contrôler vous-mêmes dans l’avion, et que vous ne pourrez pas vous échapper de l’endroit où vous risquez d’y mettre le chaos.

3. Quelle est l’ origine de ma phobie de l’avion ?

Il n’y a pas une seule origine possible à cette anxiété. Elle peut être traumatique. C’est-à-dire que vous avez peut-être subi une mauvaise expérience liée à un voyage. Cette expérience peut-être une évacuation, un accident, ou encore que vous étiez malade, qu’une personne a été désagréable ou vous semblait bizarre etc. 

Il est également possible que cela vienne du fait que vous faites partie d’une famille qui est anxieuse. On vous disait peut-être de faire attention à beaucoup de choses ? Que la moindre activité que vous faisiez était considérée comme un danger ? Que votre famille vous rappelait à quel point la vie était fragile et que vous risquiez de la mettre en danger à la moindre faute ?

Venir d’une famille dans laquelle vous avez pu souffrir de violence peut également avoir un impact sur votre aviophobie. En effet, vous avez pu constater, de manière inconsciente, à quel point, l’humain n’est pas toujours à hauteur de vos attentes, et qu’il peut vous mettre en danger. Que dépendre des autres peut parfois être négatif. Cette sensation, vous la vivez à nouveau lorsque, dans l’avion, vous mettez votre vie entre les mains d’une personne. Vous pouvez vous imaginer que ses intentions sont mauvaises.

Pour finir, vous avez pu vous créer cette angoisse à force de visionner des films ou des documentaires sur des accidents d’avion, sur des attentats, sur des crash etc. A force d’en regarder, vous avez pu vous générer cette angoisse face aux situations, que vous pensez possible de vous arriver.

4. Quels symptômes à cette phobie ?

La symptomatologie peut être plus ou moins forte selon votre degré d’anxiété face à l’avion. Vous pouvez avoir des attaques de panique dans la situation, mais également par anticipation. Cette attaque de panique est propre à chacun, et tout le monde ne ressent pas les mêmes sensations lors d’une situation d’angoisse. Même si vous savez que votre anxiété est irrationnelle et que c’est le moyen de transport le plus sûr, vous n’arrivez pas à contrôler vos sensations et vos pensées. Nous entrons donc encore dans une situation qui est plus difficile, puisque nous sommes donc dans un cercle vicieux.

Il est fréquent que ce malaise se dessine par certaines sensations physiques comme une tachycardie (accélération du coeur), la sensation de rougir, une certaine rigidité du corps, des tensions musculaires, des difficultés à respirer (hyperventilation ou hypoventilation), fourmillements dans certains membres, sensations de nausées, sueurs, bouffées de chaleur, vertiges, un sentiment d’oppression, les mains moites etc. 

Certaines sensations physiques laissent entrevoir certaines autres pensées plus latentes telles que l’impression de ne pas être réellement dans son corps (dépersonnalisation), que tout se qui se passe autour de nous n’est pas vraiment réel (déréalisation), ou encore être constante imagination de certains scénarii catastrophes (par exemple que le pilote soit suicidaire et qu’il va se laisser aller, qu’une personne dans l’avion est un terroriste, ou que le contrôle des appareils a mal été fait). Vous avez donc une peur de mourir qui est très importante. Elle peut, d’ailleurs, l’être encore plus, depuis la naissance d’un enfant, où le sentiment de responsabilité est plus important.

5. En quoi l’aviophobie peut-être handicapante ?

Alors que nous sommes particulièrement face à l’idée même de prendre l’avion, nous préférons créer de l’évitement face à ces situations. Dans la mesure du possible, nous privilégions d’autres moyens de transports, ou d’autres destinations. Cela peut donc nous limiter dans notre quotidien. Nous nous voyons limités dans nos choix de vacances, et limitons notre entourage avec nous. Vous rêvez de découvrir le monde, mais ne pouvez pas aller où vous voulez. 

Si vous avez des amis qui prévoient un voyage, vous vous voyez contraint de refuser et vous sentez qu’un éloignement dans certaines de vos relations sociales peut se faire ressentir.

Il en est de même pour certains de vos projets, notamment professionnels. Vous vous êtes peut-être déjà vu refuser un emploi que vous adoriez, ou que vous ne postuliez pas sur des postes qui vous intéressaient parce qu’il y avait des déplacements de prévu et que vous ne vous sentiez pas capables de les faire. 

Eviter l’avion vous rappelle souvent, à quel point vous ratez de bonnes occasions.

6. Comment diminuer l’anxiété du vol ?

Si vous avez un avion à prendre prochainement, et que vous voulez vous confronter à cette situation, vous pouvez utiliser quelques petites techniques “d’urgence” avant d’entamer une thérapie pour vous libérer complètement de cette anxiété. 

Lorsque vous prenez votre billet d’avion, prenez le temps de bien choisir votre place. Si vous avez peur d’être coincé, privilégiez la place côté couloir, et vers l’avant de l’appareil, si vous sentez que le hublot vous met en sécurité, optez pour cette place. Il faut que vous vous sentiez à l’aise à votre place.

Lorsque vous êtes dans la salle d’embarquement, prenez du temps pour  vous. Faites de la relaxation, des exercices de respiration, tout en pensant et visualisant votre destination, et réfléchir à tout ce que cette destination vous apportera d’agréable, et /ou vos projets à cet endroit.

Quand vous entrez dans l’aéroport, vous pouvez prévenir l’équipage de votre anxiété, et lui demander des explications sur les conditions météorologiques, sur les éventuels bruits, et sur le mécanisme de certains outils.

7. Comment la prendre en charge ?

Vous avez l’impression d’avoir déjà essayé beaucoup de techniques thérapeutiques ou personnelles pour vous sortir de la situation, et que rien n’a pu fonctionner ? Il faut que vous trouviez la méthode qui vous convient à vous, personnellement. En revanche, il a été démontré que, dans les phobies et en particulier pour l’aviophobie, il est important de se confronter aux situations anxiogènes, et de ne pas s’adonner à l’évitement. L’évitement est la technique, consciente ou non, de ne pas faire face à la conduite. Il est donc important de s’exposer. Les thérapies par exposition ont fait, largement, leurs preuves dans la phobie de la conduite.

8. Thérapies par exposition, en TCC classique

Les thérapies par exposition ont pour objectif de se confronter directement aux situations anxiogènes, c’est-à-dire, ici, à l’avion, et à son contexte (aéroport, tarmac …). De cette manière, vous pourrez ressentir vos émotions tout en faisant des exercices concernant la gestion des émotions, les pensées erronées, la relaxation, l’affirmation de soi etc. L’exposition va vous amener à, petit à petit, dédramatiser la situation. 

Néanmoins, l’exposition par exposition classique, c’est-à-dire, directement dans les situations réelles, peuvent parfois être perçues de manière “violente”. En effet, on vous expose directement à des situations qui vous mettent à mal, sans pouvoir contrôler l’environnement et vous laisser un espace d’habituation. Les thérapeutes ne sont pas toujours à vos côtés lorsque vous vous exposez. De cette manière, vous devez réussir seul(e) à mettre en place les stratégies vues avec lui en séance. C’est pourquoi, les thérapies par exposition à la réalité virtuelle ont encore davantage fait leurs preuves, puisque beaucoup plus douces et sécures.

9. Thérapies par exposition à la réalité virtuelle

Les thérapies par exposition à la réalité virtuelle (TERV) fonctionnent sur le même principe que les thérapies par exposition plus classiques. Pour autant, cette thérapie associe technologie à suivi thérapeutique. Le travail sur soi se fait de la même manière, mais dans un environnement plus sécurisé et plus facile d’accès. Le thérapeute vous expose à des situations anxiogènes graduellement, et vous accompagne tout au long de votre avancée dans l’environnement virtuel. Il peut donc vous aider à vous approprier les différents outils, vous soutenir dans vos difficultés et comprendre ce que vous pouvez ressentir, directement au cœur de la problématique. 

De plus, le thérapeute a le contrôle du logiciel et des environnements. Il peut donc, très rapidement, vous exposer à des situations spécifiques, propre à vos difficultés (entrée dans l’aéroport, décollage, turbulences, atterrissage,…). L’accès est facilité, il suffit d’un casque de réalité virtuelle, sans avoir besoin de se déplacer pour trouver un endroit précis faire le travail thérapeutique. Il est donc plus rapide et plus économique. Il est également plus facile d’associer les séances d’exposition à des séances de relaxation en réalité virtuelle.

10. Quelle solution ?

Il est important de ne pas laisser une anxiété grandir en nous. Même si elle nous semble faible et que l’on trouve des solutions alternatives, la phobie de la conduite peut prendre encore plus de place et vous gâcher complètement la vie. Plus vous laissez cette phobie s’immiscer en vous, plus il sera difficile de vous en sortir. 

Les thérapies par exposition à la réalité virtuelle (TERV) ont fait leur preuves dans les phobies. On estime que plus de 80 % des phobies ont pu être traitées grâce à cette thérapie. 

L’exposition, dans les thérapies cognitivo-comportementales, permet un travail sur différents aspects, qu’ils soient du fond (sentiment anxieux par exemple), ou de la forme à l’instar de la situation d’évitement aux environnements anxiogènes. 

Les thérapies par exposition à la réalité virtuelle permettent de s’approprier des sensations physiologiques de la panique, et ainsi d’en diminuer sa fréquence. En effet, la réalité virtuelle permet de faire un travail d’habituation à la situation, tout comme le ferait la thérapie cognitivo-comportementale en exposition in-vivo (c’est-à-dire dans la réalité). 

Elle permet de créer un environnement similaire à la réalité, tout en étant facile d’accès.  L’exposition est complètement sécurisée puisque le thérapeute a un accès direct à ce qu’il vous propose, et peut interagir à tout moment afin que vous puissiez gérer vos difficultés plus facilement et que vous ne vous sentiez pas abandonné. 

Vous avancez donc selon sa temporalité et êtes suivi dans votre progression tout en étant exposé à des situations que vous n’auriez pas pu penser surmontables. 

De cette manière, vous pourrez redevenir serein face à vos voyages, redécouvrir le monde, partir dans toutes les destinations pour vos obligations de travail et vous laisserez derrière vous ces obstacles qui ont pu vous gâcher le quotidien.