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Les solutions pour vaincre la phobie sociale

De nombreuses solutions existent pour vous aider à vaincre la phobie sociale. L’hypnose, les thérapies par exposition à la réalité virtuelle, les méthodes de relaxation plus traditionnelles (sophrologie, yoga, acupuncture…) peuvent être les clés pour vous débarrassez de votre phobie.

La voie médicamenteuse pour soigner sa phobie sociale

Une prescription médicamenteuse est souvent faite si vous souffrez de phobie sociale. Sachez qu’en aucun cas, le traitement seul ne pourra être suffisant pour vous aider. Ce sont généralement des antidépresseurs qui sont prescrits car ils ont pour principales fonctions d’augmenter le taux de concentration de neuromédiateurs (tels que la sérotonine et noradrénaline) dans le cerveau et d’améliorer la neurotransmission. Pris seuls, ces médicaments ne vous permettront pas de modifier les processus de pensées que vous vous êtes construits. Ils n’auront que pour fonction de soulager vos crises et votre trac en situation d’anxiété mais pas le fond du problème. Pour cela, les thérapies par exposition aux situations redoutées semblent être des plus efficaces pour le traitement de la phobie.

Vaincre sa phobie sociale par les thérapies cognitives et comportementales (TCC)

Parmi les traitements psychothérapeutiques, les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont très utilisées. Les procédés d’exposition qu’elle suggère semblent aujourd’hui être une composante fondamentale pour aider les phobiques sociaux à se désensibiliser de leurs peurs. Lors d’une séance, le thérapeute vous immergera doucement en situation réelle d’anxiété, en toute sécurité et de manière graduelle. Cette méthode va à votre rythme. Vous pourrez exprimer, discerner, écouter ce qu’il se passe. Il est primordial que vous ne cédiez pas à la panique mais que vous soyez dans l’analyse de vos émotions et comportements. Cette méthode de mise en immersion est également utilisée pour traiter les autres types de phobies. Au fur et à mesure des séances (allant généralement de 3 à 6 mois maximum), vous commencerez à voir ce que vous cherchiez à fuir, à choisir d’entreprendre ou non une action que vous redoutiez tout en interagissant avec votre thérapeute. Le but étant de modifier les fausses croyances construites par le cerveau et de réapprendre à vivre l’esprit libre.

Les thérapies par exposition à la réalité virtuelle, solution efficace pour se libérer de la phobie sociale

Une alternative à cette méthode d’exposition existe aujourd’hui. Si vous redoutez de vous confronter à une réelle situation anxiogène même en présence de votre thérapeute, vous serez peut-être plus favorable à une exposition via l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle. Il se révèle être un outil permettant de répondre aux besoins et exigences des thérapies cognitives et comportementales. Les logiciels conçus en réalité virtuelle sont désormais capables de recréer un environnement correspondant à la situation phobogène que les patients redoutent. Cela constitue une manière d’effectuer à la fois une exposition in virtuo et une restructuration cognitive en apprenant aux patients à résoudre des conflits sensoriels. Lorsque les patients se retrouvent plongés dans un monde immersif en 3 dimensions par l’intermédiaire du casque, ils deviennent des acteurs de situations et doivent se confronter à leurs craintes et angoisses de façon graduelle. Le psychothérapeute est présent pour accompagner les patients à gérer les situations tout en les aidant à trouver de nouvelles solutions comportementales. Tous les paramètres sont contrôlés par l’intermédiaire du logiciel thérapeutique ce qui ne peut laisser place aux imprévus des situations réelles.

Pour traiter la phobie sociale, vous serez confrontés à diverses situations virtuelles de performances (lecture de texte devant une audience virtuelle), d’observation (être regardé pendant que l’on exerce une activité), d’affirmation (donner son point de vue et exprimer ses besoins), de révélation de soi (faire connaissance avec quelqu’un) ou encore d’interactions superficielles avec autrui (échanger avec autrui de manière informelle) et bien d’autres possibilités encore… Nous savons aujourd’hui que même l’usage d’éléments irréalistes, à condition qu’ils soient soigneusement choisis, permettent de déclencher des comportements similaires qu’auraient les individus dans la situation réelle correspondante.

Il est primordial de fixer des objectifs et d’évaluer en amont, avec le psychothérapeute, les situations déclenchantes, le handicap engendré et les symptômes ressentis pour y générer en aval, l’environnement virtuel le plus adéquat possible pour la thérapie. Si le patient possède un casque de réalité virtuelle, il lui sera aussi possible de travailler chez lui sur les séances qui ont été effectuées en cabinet avec le psychothérapeute en choisissant lui-même les caractéristiques des environnements auxquels il s’expose. Attention toutefois à ne pas négliger la relation privilégiée qui s’établit entre le thérapeute et le patient en faisant de la réalité virtuelle une psychothérapie à elle seule.

La médecine douce

Enfin, si vous êtes adepte des médecines douces, une grande diversité de pratiques peut aussi vous être proposée. Il en existe pas moins de 400 ! Certaines sont qualifiées de corporelles (ostéopathie, chiropraxie, gymnastique lente, etc.), d’autres de plus psychologiques (l’EMDR, l’hypnose, l’EFT) et d’autres encore y associent les composantes psychologiques et corporelles (le yoga, la méditation, la sophrologie, etc.). Vous pourrez ainsi choisir chaussure à votre pied. Quel que soit la technique choisie, vous travaillerez sur la maîtrise de vos tensions et apprendrez les réflexes favorisant la détente.