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Echelle de phobie sociale de Liebowitz :

 

Qu’est ce que la phobie sociale ?

Trop longtemps négligée, la phobie sociale attire de plus en plus l’attention des thérapeutiques qui réalisent la douleur qu’elle peut engendrer pour les personnes qui en souffrent (Liebowitz, 1987). A l’origine, les phobies sociales étaient définies par Marks et Gelder, en 1966, comme des peurs de manger, boire, trembler, rougir, parler, écrire ou vomir en présence d’autres personnes. Cependant, c’est seulement en 1980 que l’on s’intéresse vraiment à ce trouble (Heimberg & al., 1999), et sa définition se  généralise à une angoisse persistante d’être ridicule en public (Liebowitz, 1987). Nous pouvons imaginer que cette personne est particulièrement timide aux premiers abords, mais en réalité, c’est un trouble duquel une réelle souffrance émane. Cette crainte est nourrie par la peur de s’humilier devant autrui. La personne ayant une phobie sociale a une angoisse incontrôlée du jugement négatif des autres (APA, 2013). L’idée même de se sentir surveillé ou de devoir entrer en contact avec une figure d’autorité est pénible (Stein & Stein, 2008). Afin d’éviter d’effectuer tout comportement embarrassant, elle a tendance à s’isoler au maximum. Cela l’entraîne dans un cercle vicieux, où il est plus difficile pour elle, à long terme, de s’intégrer au sein d’un groupe (Fresco, 2000). Une personne phobique sociale a réellement besoin de savoir qu’elle est aimée pour se sentir à l’aise avec une personne ou un groupe. Si au début, il est facile d’éviter les situations et que la personne n’en ressent pas d’impact réel, la situation risque de s’envenimer, agrandissant petit à petit les situations évitées. Arrivé à un stade où le quotidien devient une angoisse constante. Pourtant, cette situation est très contradictoire, puisque les relations sociales permettent de diminuer l’anxiété (Faytout & al., 2009). C’est pourquoi il est important de prendre soin de soi, de rétablir une estime de soi plus forte et de consolider son affirmation de soi. Cela permettra de retrouver une sérénité auprès des autres, qui apaisent et qui rassurent.

Comment se caractérise une phobie sociale ? 

Il est normal d’angoisser dans certaines situations sociales telles qu’un entretien d’embauche. En revanche, il est considéré pathologique de considérer un danger élevé dans une situation sociale quotidienne (Liebowitz, 1987). Selon le DSM-5 (APA, 2013), la phobie sociale est marquée par une anxiété disproportionnée, soudaine et intense lorsque la personne est dans une situation sociale, en particulier lorsqu’il est le centre de l’attention d’autrui, que ça soit dans les relations sociales (rencontrer quelqu’un, demander une information etc.), que ça soit dans une situation d’observation (lorsqu’il mange, qu’il vomit…), ou dans des contextes de performance (faire un exposé, une présentation publique etc.). La phobie sociale peut-être spécifique à une de ces situations ou généralisée à toutes celles-ci. Une crise d’angoisse va en découler, et va se décrire par des tachycardies, de la transpiration excessive, sensation de perte de contrôle de soi, sensation de vertige ou de malaise, douleurs physiologiques, rougeurs, bouffées de chaleur …La personne ayant une phobie sociale va être  Cette situation est généralement présente depuis, au moins, 6 mois. Il y a donc un évitement des situations sociales entraînant un isolement, afin de ne plus ressentir les sensations d’angoisse. Par ailleurs, la phobie sociale a tendance à s’aggraver avec le temps lorsqu’elle n’est pas prise en charge (Stein, & al., 1990).    

Quelles conséquences sur le long terme ?

Les conséquences peuvent être multiples. Dans un premier temps, la personne ayant une phobie sociale, diminuant ses activités sociales, connaît des changements et des difficultés dans son environnement social, professionnel et dans d’autres domaines comme répondre à des obligations administratives par exemple (APA, 2015). 

De plus, des comorbidités s’installent au fur et à mesure. En effet, il n’est pas rare de constater qu’il existe un lien entre l’addiction à l’alcool et la phobie sociale (Cognat-Brageot & al., 2013). La phobie sociale a tendance à faciliter le craving (envie irrésistible de consommer de l’alcool), afin d’inhiber les symptômes anxieux et de faire taire la souffrance (Mueser & al., 2003). 

Plus de la moitié des patients ayant une phobie sociale souffre également de dépression sévère amenant souvent à un risque de passage à l’acte suicidaire (Aimes & al., 1983). Il est vrai que l’être humain n’est pas fait pour vivre seul, l’autre participe à son bien-être (Mellor & al., 2008) et lui permet sa survie (Baumeister & al., 2000). Nous avons pu constater que la COVID-19 a été un véritable fléau quant au moral de toutes les personnes confinées et isolées, dû à cette privation de relations sociales (Glowacz, 2020). En effet, l’isolement et l’anxiété face aux situations sociales créent une démoralisation qui ne fait qu’accentuer les symptômes dépressifs (Stein, & al., 1990).

Pour finir, une phobie sociale peut engendrer d’autres troubles anxieux, tels que le trouble de l’anxiété généralisée par exemple (Ohayon & al., 2010). Mais, aussi d’autres troubles desquels l’association est moins évidente comme le développement d’un trouble du comportement alimentaire à travers l’anorexie mentale (Coulon & al., 2009). 

Quels sont les symptômes pouvant indiquer une phobie sociale chez l’enfant ? 

L’anxiété sociale n’est pas exclusive aux adultes. En effet, les enfants aussi peuvent en souffrir. Certains signes peuvent vous permettre d’avoir une idée sur le fait que votre enfant puisse avoir une phobie sociale. Dans ce cas, il serait important de consulter un professionnel de santé afin d’en être sûr(e). 

Un enfant avec une phobie sociale, pleure beaucoup, s’énerve facilement ou devient agressif rapidement. Par ailleurs, il peut se figer complètement, se mettre en retrait, ne plus communiquer, ou rester accroché à un adulte de confiance (parent, maîtresse…).Il évite également toute interaction sociale, que ça soit avec les autres enfants ou avec les adultes. Sauf avec ses parents, de qui il est particulièrement dépendant. Pour finir, il a peur d’aller à l’école, ne s’implique pas dans les activités scolaires et ne participe pas ou très peu en classe. Il existe donc un risque important de décrochage scolaire (Liebowitz, 1987).

Si vous avez des doutes sur le comportement de l’enfant à l’école, n’hésitez pas à vous rapprocher de son instituteur(trice), qui saura vous donner des indices sur son attitude en classe. Prendre en charge la phobie sociale dès l’enfance permet de limiter les risques de comportements évitants à l’âge adulte et de lui permettre un épanouissement le plus total. De plus, certaines études montrent que la phobie sociale a pu se transmettre à travers l’éducation, mais également par imitation de réactions parentales. Bandura (1969) parle d’expérience vicariante, c’est-à-dire, par imitation ou par interprétation des comportements de ses figures parentales. 

COVID-19 et phobie sociale, une alliance à craindre ? 

La combinaison entre l’anxiété de la maladie, la diminution des relations sociales et l’augmentation de toutes téléactivités ont fait craindre les stimulis sociaux (Khan & al., 2021). L’isolement social dû à la crise pandémique de la COVID-19 a été très compliqué à vivre pour beaucoup, engendrant des anxiétés et des dépressions, de manière générale, plus élevées (Gindt & al., 2021). De ce fait, Duan et collaborateurs (2020) ont démontré que le risque de phobie sociale était augmenté, en particulier chez les enfants et les adolescents. En effet, les échanges sociaux sont limités, et le mode de vie changé (Witt & al., 2020). Une distance psychologique s’est donc installée (Zheng & al., 2020). L’impression d’avoir une diminution des supports sociaux a émergé, rendant les personnes plus évitantes (Bu & al, 2020). De plus, cette anxiété se multiplie encore lorsque l’isolement dure plus de 10 jours (Loades & al, 2020). L’effet négatif des cours à distance sur les enfants et les adolescents s’est fait fortement remarquer, avec une augmentation très nette des phobies sociales chez cette population (Morrissette, 2021). Par ailleurs, toutes les personnes qui souffraient déjà de phobie sociale avant la crise sanitaire, l’anxiété lors de situations sociales n’a fait qu’augmenter. Il est vrai que la population a été contrainte de diminuer ses expositions aux situations sociales (Arad & al., 2021). Dès lors, dans un contexte pandémique, plus l’anxiété sociale augmentait, plus la satisfaction de vie diminuait (Blasco-Belled & al., 2020). Force est de constater, donc, que l’évitement (même contraint) engendre davantage la phobie. 

Le test de Liebowitz, c’est quoi ?

L’échelle d’anxiété sociale de Liebowitz a été élaborée par Liebowitz en 1987. Elle est la plus utilisée par les cliniciens pour évaluer la phobie sociale, et ce, depuis de nombreuses années (Heimberg & al., 1999). En effet, plusieurs échelles ont été mises en place, mais aucune n’avait encore considérée à la fois la peur et l’évitement (Yao & al., 1999). Elle a été traduite et validée en Français par Yao et ses collaborateurs, en 1999. A travers ce questionnaire, vous pourrez avoir une idée de votre niveau d’anxiété lorsque vous êtes inscrit dans une relation sociale. Ce test va majoritairement se concentrer sur votre peur et votre évitement dans les situations sociales et de performance (Liebowitz, 1987).  Répondez de manière tout à fait honnête et naturelle. Vos réponses ne sont ni enregistrées, ni consultées. Ce test, ici, a pour unique but de vous aider à vous éclairer sur l’angoisse que vous pouvez ressentir et à vous aiguiller sur vos possibilités.

Quelles prévalences de la phobie sociale ? 

La phobie sociale est un trouble qui touche environ 16 % de la population (Furmark & al., 1999) sans distinction au niveau de l’âge (Stein & al., 2017). Les femmes ont également tendance à être plus à risque que les hommes (Wittchen & al., 1999). Il a donc été constaté que la qualité de vie des personnes ayant une phobie sociale était perçue de manière plus faible que les personnes n’ayant pas ce trouble (Lipsitz & Schneier, 2000). En effet, la vie professionnelle et personnelle est impactée. C’est pourquoi, ce trouble devient majoritairement chronique, puisque la personne se retrouve dans un cercle vicieux, d’angoisse et de mal-être. De ce fait, il est fréquent que des comorbidités y soient associées : trouble d’anxiété généralisée, phobies spécifiques, dépression, consommation abusive de substances etc. Il se peut même qu’une dépression, de forme grave, se voit naître avant même la prise en considération de la phobie sociale (Stein, & al., 1990). Ces différents troubles associés entraînent une souffrance continuellement grandissante qui augmente le risque d’idées et de tentatives suicidaires (Safren & al., 1997), qui augmente encore davantage lorsque l’anxiété sociale est généralisée (Stein & al., 1990). 

 

Quelles solutions ? 

Il est particulièrement important de ne pas laisser la situation s’envenimer. Seules deux solutions sont efficaces : l’option médicamenteuse avec les antidépresseurs ou la douce et non médicamenteuse, les thérapies cognitivo-comportementales (Klinger & al., 2005). Les antidépresseurs vont atténuer les symptômes, mais pour autant, le risque de réapparition à la fin du traitement est important. De plus, au-delà du risque d’accoutumance, ils ont de nombreux effets secondaires : troubles du sommeil ou de la sexualité, levée d’inhibition, délires, troubles digestifs, troubles cardio-vasculaires etc. (Lôo & Olié, 2004). C’est pourquoi, l’exposition à ces situations anxiogènes est favorisée. C’est une des méthodes les plus efficaces pour atténuer l’angoisse (Dimsdale & Moss, 1980). En effet, les situations d’évitement ne font que renforcer l’anxiété lors de situations sociales (Arad, 2021). C’est pourquoi, les expositions par la réalité virtuelle ont fait leurs preuves dans les phobies sociales (Anderson & al, 2013). Lors des expositions à la réalité virtuelle, le thérapeute, qui a un contrôle sur le logiciel, va enseigner des méthodes, directement applicables dans les environnements virtuels, pour atténuer l’angoisse (Brinkman & al., 2012). Le ressenti face aux situations est le même qu’in-vivo, à la différence que l’environnement est sécurisant, contrôlé, et se fait de manière graduelle (Klinger & al., 2005). Dès lors, il a été montré que le traitement des phobies sociales par la réalité virtuelle permettait des changements visibles et durables sur les patients (Gebera & al., 2016). Le patient avance selon sa temporalité et est suivi dans sa progression tout en étant exposé à des situations qu’il n’aurait pas pu penser surmontables. 

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