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Comment se développe la phobie sociale ?

La phobie sociale: un phénomène commun

La timidité et le trac sont les caractéristiques principales de l’anxiété sociale. C’est un phénomène commun concernant la plus grande majorité d’entre nous. Les femmes en souffrent plus que les hommes (6,6% des femmes contre 2,6% des hommes dans la population générale). Parmi eux, certains ont développé une si forte anxiété qu’ils ne parviennent plus à faire face à certaines situations.

Phobie sociale et adolescence

Le développement de la phobie sociale se fait presque toujours au moment de l’adolescence. Elle peut aussi apparaître dès l’enfance (de façon plus rare) car il est possible que l’anxiété se transmette de génération en génération. Ces enfants naissent avec des prédispositions tempéramentales et les professionnels de santé sont capables de les repérer dès les premières années de vie. Des solutions préventives existent et nous verrons cela un peu plus loin…

Les patients se posent souvent la question de l’origine de leur phobie. Il n’est pas si facile de l’identifier puisque les causes ne peuvent s’expliquer par une situation ou un objet bien spécifique. Des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux sont à prendre en compte pour comprendre le développement de la phobie sociale :

La biologie de l’enfant s’organise dès son développement dans le ventre de la mère. L’ambiance émotionnelle durant la grossesse et les styles de maternage qu’adoptera la mère déterminent les gènes de l’enfant. Ce sont ces gènes dont il hérite qui prédisposent en partie les réactivités émotionnelles de l’enfant en prenant de l’âge. L’enfant sera par exemple susceptible de déclencher une réactivité émotionnelle plus violente lorsqu’il devra faire face aux cris et à la colère qui s’exercent sur lui.

Approche psychologique de la phobie sociale

Le modèle psychologique constitue une tout autre approche. Il se réfère à des processus cognitifs, émotionnels et comportementaux normaux. Il étudie le développement de la phobie par les représentations du monde que l’on se fait. Ce sont les événements de vie marqués par des rejets et moqueries des camarades qui incitent la personne à débuter des comportements d’évitement. Les recommandations éducatives jouent également un rôle et entretiennent des pensées négatives « Méfie-toi des autres », « Il vaut mieux se taire plutôt que de dires des stupidités », « Si je me mets à rougir on va se moquer de moi »

Le facteur social est certainement le plus révélateur. Les phobiques sociaux ont généralement des difficultés à passer un entretien d’embauche, à chercher et à garder un emploi du fait de leur manque d’intégrité au sein d’une équipe ou encore à s’exposer aux circonstances professionnelles (réunions, relation aux autres, rendez-vous avec des clients…). Cela les met en situation de difficulté et/ou d’échec et amplifie les représentations négatives de leurs expériences (honte de ne pas être à la hauteur, peur de pas trouver un nouveau travail).

Vous souffrez de phobie sociale ?

Un entretien détaillé avec un thérapeute vous permettra de connaître l’origine du trouble. Les échanges ne sont pas à visée théorique mais ciblés sur les grandes questions que vous pourriez vous poser : « Est-ce qu’il est possible que je transmette cela à mes enfants ? Pourrai-je un jour ne plus en souffrir ? Suis-je obligé de connaître mon passé et l’origine de mon trouble pour guérir ? ». Il est en effet primordial pour le thérapeute de bien comprendre votre raisonnement et votre questionnement afin qu’il puisse vous aider et vous proposer une thérapie adpatée.