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Les solutions pour vaincre l’anxiété généralisée

Les TAG, comme tous les troubles anxieux, sont évolutifs. S’il peut être possible de composer avec leurs premières manifestations par le biais de stratégies d’adaptation, ils envahissent peu à peu le quotidien et vous empêchent de vivre normalement. Ces perturbations constantes exposent à de nombreux risques pour la santé, principalement le développement d’autres troubles (dépression sévère). Toutefois, il existe de vraies solutions et traitements efficaces tels que le recours aux thérapies cognitivo-comportementales.

homme qui semble anxieux

Comment se développe l’anxiété généralisée ?

Tout d’abord, le TAG s’installe lentement et se développe progressivement. Habituellement, il nécessite un terrain anxieux pour pouvoir s’exprimer. C’est-à-dire que si vous êtes plus affecté que la moyenne par les émotions négatives, que vous ne supportez pas l’idée même très peu probable qu’un événement puisse mal tourner et/ou si vous êtes régulièrement victime de maux de tête, de douleur musculaires, troubles digestifs, insomnie non-liée à une condition médicale particulière, vous avez effectivement plus de chances d’être sujet à une anxiété généralisée.

Une prédisposition héréditaire à l’anxiété ?

Ce terrain anxieux est en fait la combinaison de différents facteurs génétiques et environnementaux. Ainsi, si vos parents souffrent d’anxiété généralisée et que vos grands-parents avant eux étaient également diagnostiqués TAG, il se peut que, dans une certaine mesure, vous soyez probablement génétiquement prédisposé au développement de ce type de trouble. 

Néanmoins, on ne peut pas mettre de côté l’influence sociale des proches s’exprimant principalement au travers de l’éducation et de l’apprentissage vicariant – c’est-à-dire par l’imitation des conduites des personnes de notre entourage. Par conséquent, si vos parents vous ont, par exemple, toujours beaucoup protégé en insistant sur les dangers que représentent chaque situation que vous rencontrez, il est fort possible que vous développiez une tendance importante à vous focaliser sur les issues négatives des situations. De même, si vous avez pu observer un ou plusieurs membres de votre entourage ressasser certaines idées fixes sur les conséquences négatives en préparation de différentes activités de la vie quotidienne, vous avez là encore plus de chances d’être sujet aux ruminations.

Un mode de fonctionnement caractéristique

Biais de perception du monde et rumination  sont les deux mécanismes cognitifs centraux responsables du développement du TAG. L’anxiété généralisée correspond à une approche du monde bien particulière où pour chaque action possible, on se représente souvent artificiellement une ou des conséquences négatives de façon fortement disproportionnée par rapport au risque réel au point d’en faire une véritable pensée catastrophe à laquelle on associe directement l’action envisagée.  

 

Cette pensée passe ensuite dans une boucle sans fin que sont les ruminations et qui sont aussi perçues comme l’unique moyen de trouver une solution satisfaisante permettant d’échapper aux issues négatives. Ce processus nécessite de mobiliser la quasi-totalité des ressources attentionnelles comme émotionnelles et représente donc une charge mentale extrêmement conséquente pour soi comme pour ses proches qui ne laisse que peu de place au reste, notamment pour les émotions positives. 

Il aboutit presque systématiquement à des comportements d’évitement qui se manifesteront par des répétitions « parasites », de la procrastination ou encore une préparation excessive aux événements avec pour finalité le fait de ne pas agir. Cet évitement renforce à son tour l’anxiété car il conforte l’individu dans son fonctionnement puisque la menace a été effectivement déjouée malgré les contraintes énormes que cela impose.

Conséquences des TAG sur la santé

Ce mode de fonctionnement qui implique de se concentrer exclusivement sur le négatif affecte considérablement l’humeur. La répétition des situations, les niveaux d’anxiété et de stress constamment élevés ainsi que le développement du trouble qui gagne peu à peu tous les domaines de vie de l’individu en font un facteur de risque très important pour la santé globale de l’individu. Les personnes atteintes de TAG sont significativement plus susceptibles de développer des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des troubles digestifs allant jusqu’au cancer. Au niveau de la santé mentale, il est prouvé que plus d’une personne souffrante d’anxiété généralisée sur deux développent au moins un autre trouble anxieux supplémentaire et connaissent un épisode de dépression sévère au cours de leur existence.

Anxiété généralisée et dépression

Plus précisément, 59% des personnes atteintes de TAG font une dépression majeure dans l’année qui suit. Mais la relation entre ces deux troubles peut aussi se faire dans le sens inverse. L’anxiété généralisée peut tout à fait être la résultante d’un état dépressif notamment dans les cas où ce dernier est chronique. La nature cyclique de ces épisodes modifie peu à peu la perception du monde du sujet qui tend à être beaucoup plus négative et favorise donc la montée de l’anxiété. Il existe en fait un lien très étroit entre dépression et anxiété généralisée qui partagent souvent des causes et des symptômes comme la grande difficulté à ressentir des émotions positives. Par conséquent, il n’est pas rare non plus que ces deux troubles se développent conjointement chez un individu.

Comment soigner l’anxiété généralisée ?

Plus précisément, 59% des personnes atteintes de TAG font une dépression majeure dans l’année qui suit. Mais la relation entre ces deux troubles peut aussi se faire dans le sens inverse. L’anxiété généralisée peut tout à fait être la résultante d’un état dépressif notamment dans les cas où ce dernier est chronique. La nature cyclique de ces épisodes modifie peu à peu la perception du monde du sujet qui tend à être beaucoup plus négative et favorise donc la montée de l’anxiété. Il existe en fait un lien très étroit entre dépression et anxiété généralisée qui partagent souvent des causes et des symptômes comme la grande difficulté à ressentir des émotions positives. Par conséquent, il n’est pas rare non plus que ces deux troubles se développent conjointement chez un individu.

Si vous souffrez d’anxiété généralisée, pas de panique ! Plusieurs approches psychothérapeutiques, voire médicamenteuses, se sont révélées très efficaces dans le traitement des TAG et vous aideront à vous libérer de vos angoisses afin de retrouver une vie plus apaisée.

Les thérapies cognitives et comportementales 

Parmi les différentes psychothérapies envisageables, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont les plus documentées et recommandées pour traiter l’anxiété généralisée. Elles peuvent prendre différentes formes mais deux axes principaux de travail en TCC ressortent généralement. 

En premier lieu, on a la restructuration cognitive. Il s’agit d’une reprise progressive de vos schémas de pensées avec la psychothérapeute qui vous accompagne pour que ces derniers ne limitent plus vos choix et que vous retrouviez du pouvoir d’agir dans les situations auxquelles vous êtes confronté, particulièrement celles qui vous angoissent. Dans le cas spécifique de l’anxiété généralisée, on va surtout orienter ce travail sur les inquiétudes excessives pour que vous puissiez prendre la distance nécessaire vis-à-vis des pensées automatiques et catastrophes qui s’imposent à votre esprit. 

Le second aspect central des TCC est l’exposition aux situations anxiogènes. L’objectif est de provoquer une habituation de façon à vous désensibiliser, c’est-à-dire réussir à dissocier et éteindre l’anxiété ressentie dans la situation. On cherche à accomplir l’exact opposé de ce qui se produit dans les mécanismes d’évitement, où le fait de ne pas se confronter renforce l’anxiété. Pour ce faire, on procède donc à des expositions progressives, répétées et hiérarchisées afin de développer pas à pas votre capacité à gérer ces situations.  Ces expositions peuvent se faire via votre imaginaire, en réalité (in vivo) ou encore en réalité virtuelle (in virtuo).

 

Les TERV ou Thérapies par Exposition à la Réalité Virtuelle

 

Les TERV présentent l’avantage non-négligeable d’offrir une immersion totale dans un monde recréé par ordinateur entièrement paramétrable suscitant les mêmes émotions, les mêmes angoisses que si vous étiez réellement confronté à l’objet de votre anxiété. Autrement dit, au moyen d’un casque de réalité virtuelle, vous serez plongé dans un environnement réaliste et anxiogène que vous et le thérapeute auraient préalablement choisi tout en restant en sécurité dans le cabinet du psychologue ou même chez vous. L’une des spécificités de l’anxiété généralisée par rapport aux autres troubles anxieux est le nombre important de situations qui sont concernées et qui génèrent une très forte anxiété. La flexibilité permise par les thérapies d’exposition à la réalité virtuelle semble donc les indiquer pour traiter au mieux l’anxiété généralisée car elles faciliteront les différentes expositions nécessaires pour vous désensibiliser. Aussi, le contact avec le thérapeute n’est jamais rompu pendant les expositions, vous aurez la possibilité d’être en échange constant. Par conséquent, cela constitue un accès préférentiel à vos pensées automatiques comme vos pensées catastrophes. C’est aussi l’occasion de mettre en place des techniques éprouvées de gestion des émotions comme la relaxation avec des exercices de respiration qui, une fois acquis, vous redonnera confiance en votre capacité à vous maîtriser. 

La voie médicamenteuse pour traiter les TAG

Enfin, vous pouvez aussi vous tourner vers une prise en charge médicamenteuse tels que des anxiolytiques ou des antidépresseurs prescrits par un médecin. Si la prise de médicaments est une vraie solution pour amener un authentique soulagement momentané, elle ne constitue pas un traitement durable. En effet, les médicaments seuls ne vous permettront pas de modifier la structure de pensées spécifique qui assure le développement ainsi que le maintien du trouble anxieux généralisée. De plus, leur efficacité reste plus variable et certains patients peuvent être à risque de développer une dépendance psychologique ou physique.