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COMMENT VIVEZ-VOUS LA SOLITUDE ?

Les personnes atteintes d’autophobie ont une angoisse importante face à l’idée d’être abandonné. En effet, pour ces personnes se retrouver seul est une souffrance intense. Elle peut provoquer des douleurs psychologiques et physiques importantes qui entraînent des maux et des répercussions à court et long terme dans toutes les dimensions de la vie : personnelle, relationnelle ou encore professionnelle. Pourtant, l’harmonie entre les rencontres et la solitude est fondamentale au bien-être de tout individu. Il est donc important de comprendre sa relation à la solitude pour pouvoir se prendre en charge et éviter de souffrir davantage.

homme seul - autophobie solitude

1. Qu’est ce que l’autophobie ?

L’autophobie est, par étymologie, la “peur d’être soi-même”. Mais c’est en réalité la peur excessive, intense et irrationnelle d’être seul(e) et/ou de se sentir seul(e). Cette phobie entraîne un mal être important allant jusqu’au pathologique avec des ressentis physiques de cette souffrance. Pour être considérée comme pathologique il faut que cet état d’anxiété face à la solitude dure au moins 6 mois, et qu’elles apparaissent dans diverses situations. Si vous souffrez d’autophobie vous pouvez constater des perturbations physiques et mentales lors des situations d’isolement

Une personne autophobe a un besoin constant d’être entourée de personnes. Il est difficile pour elle d’être physiquement seul(e). Parfois, il est même possible que cette sensation désagréable survienne alors que la personne est inscrite au sein d’un groupe. Vous pouvez ne pas vous sentir assez proches des personnes présentes, exclu(e) de certaines activités … 

Lorsque vous avez peur d’être seul(e) c’est parce que vous détestez rester avec vous-même(s), et cela laisse place à pleins de pensées négatives et désagréables. L’autre est donc rassurant pour vous, il vous donne l’impression que vous êtes aimable. C’est comme si la solitude était une punition pour vous. Vous êtes punis d’être qui vous êtes, et ne pouvez pas être aimé(e) et que vous méritez d’être seul(e). Au contraire, lorsque l’autre est là, c’est une récompense que l’on vous offre. Vous vous sentez plus en confiance quand l’autre est présent.

L’objectif principal de la vie d’une personne souffrant d’autophobie est de tout faire pour fuir l’isolement.

2. Qu’est ce que la solitude ?

Pour comprendre ce qu’est la peur d’être seul(e), il est important de comprendre ce qu’est la solitude. Si la solitude est par définition un état ponctuel ou durable du fait de ne pas être inscrit dans une relation sociale, elle est maintenant aussi un état subjectif. Nous pouvons nous sentir seul(e) alors que nous sommes entouré(e). Cela dépend de notre interprétation de notre relation aux autres. Chacun peut le ressentir un jour, et le vit d’une manière qui lui est propre. A la base, être seul(e) est un fait, qui est bénéfique lorsqu’il est modéré. Pourtant, tout le monde vit des moments de solitude dans sa vie, plus ou moins durablement ou fréquemment. Il peut donner la sensation de se sentir incomplèt(e). Mais la solitude est bénéfique. Il est important d’apprendre à être seul(e) avec soi-même pour mieux se connaître, pour pouvoir s’aimer et se sentir en sécurité.

3. Pourquoi l’autophobie ?

Il n’y a pas un facteur unique qui permet de définir les raisons de votre autophobie. En revanche, il peut y avoir quelques raisons qui vous donneront peut être quelques indications et une meilleure compréhension de votre trouble.

Les réseaux sociaux

Nous vivons dans une époque hyperconnectée, et pourtant nous arrivons encore à nous sentir seul(e)ou à ne pas supporter cette solitude. Les Réseaux Sociaux sont pourtant en partie responsables de l’augmentation de ce phénomène. Des études ont prouvé que plus les personnes utilisent les réseaux sociaux, plus leur sentiment d’isolement est important. Plusieurs hypothèses sont mises en avant. La première est qu’une personne qui se sent seul(e) va chercher du réconfort sur les réseaux sociaux et verra toutes les personnes qui font des activités ensemble et augmentera d’autant plus son sentiment de solitude. La seconde est qu’en passant du temps sur les réseaux sociaux, l’utilisateur va voir qu’il n’est pas présent à certains événements, et va se sentir exclu et aura l’impression de ne pas avoir d’amis et / ou de ne pas être aimé.

 

Le manque de confiance en soi

Manquer de confiance en soi peut être un facteur d’autophobie, mais il peut aussi en être la conséquence. En effet, lorsque vous manquez de confiance en vous, vous êtes convaincus que vous ne pouvez pas être apprécié(e) ou aimé(e). Vous ne vous aimez pas vous-même, comment quelqu’un d’autre le pourrait ? Vous vous persuadez donc que vous n’avez pas d’amis, et que vous ne pourrez jamais en avoir. Vous vous persuadez également qu’aucune personne ne voudra sortir avec vous et former un couple. Lorsque vous êtes en couple, vous vous accrochez à cette relation car vous avez peur que si vous la perdez, personne d’autre ne voudra de vous à nouveau. 

Aujourd’hui, il va être fondamental de sortir de ce cercle vicieux qui vous empoisonne la vie.

 

Sentiment d’abandon

Aujourd’hui, il va être fondamental de sortir de ce cercle vicieux qui vous empoisonne la vie. Il est très souvent pensé que l’autophobie vient d’un sentiment d’abandon majoritairement lié à l’enfance. Cette blessure psychologique est due au fait que l’enfant a eu l’impression d’avoir perdu de l’amour parental ou que celui-ci est incertain.

Il se peut que cela vienne d’un oubli réel (à la crèche, chez des amis, à la sortie d’une activité…) ou encore d’un traumatisme plus profond (décès d’un parent, divorce, déménagement…). Cet état et cette angoisse perdurent dans le temps, jusqu’à l’âge adulte. C’est pourquoi lorsqu’il y a un événement, il est important d’en discuter avec l’enfant. Cela lui donnera un sentiment de sécurité relationnelle.

 

Attitude des parents dans l’enfance 

L’aptitude à vivre seul(e) s’élabore dans l’enfance. En effet, lorsqu’un enfant grandit, il passe, petit à petit, par des étapes de développement, et notamment par celui d’apprendre à s’autonomiser. A un certain âge, l’enfant pense que lorsqu’il ne voit plus sa mère, c’est qu’elle n’existe plus, et cela l’angoisse profondément. Il faut donc expliquer à l’enfant le départ et l’habituer de manière convenable. Si, en revanche, le parent se montre absent ou distant avec son enfant, il ne se sentira jamais dans une relation sécurisante et aura toujours l’impression qu’il risque de perdre l’amour de ses parents. Cet amour est pour lui conditionnel, et s’ajoute une pression qui le bloque et l’empêche d’accepter la solitude sereinement. L’attitude distante et / ou absente du parent n’offre ni sécurité, ni compréhension à l’enfant. 

Il est également possible que cette attitude distante passe également par le peu d’attention porté sur l’enfant. On ne lui accorde pas d’importance, on ne le met pas en valeur, on lui laisse penser qu’il n’est pas intéressant. Il va alors manquer de confiance en lui et se persuader qu’il ne peut pas être aimé, et que, lui-même n’a pas de raison d’être aimé. 

 

Traumatismes

Une personne ayant vécu un traumatisme peut ressentir un sentiment de danger. Après une agression, ou un manque d’aide dans une situation difficile, il est possible que vous ne vous sentiez pas capable de rester seul(e) à nouveau si un événement se produit à nouveau. Vous avez besoin de savoir qu’une personne peut être capable de vous venir en aide en cas de besoin, et que cette personne soit de confiance. Vous vivez des crises d’angoisse répétées. 

 

Contraintes de la vie

Le quotidien peut ne pas sembler facile. Il est possible que certaines contraintes, même dans notre vie d’adulte, peuvent nous faire changer et nous faire craindre la solitude. Le fait de ne pas avoir eu de relations amoureuses depuis longtemps, de faibles relations sociales et peu de sorties, une rupture amoureuse ou amicale douloureuse et incomprise, un décès. Le manque de revenus peut également avoir un impact sur cette angoisse.

4. Du sentiment désagréable à la phobie de la solitude ?

Il y a une différence entre le fait de ne pas aimer être seul(e) et souffrir d’une phobie. Nous sommes des êtres sociaux. C’est pourquoi, par définition, l’homme n’est pas fait pour être seul et ne l’aime pas. Nous sommes faits pour vivre en communauté. Et pourtant, nous avons également besoin de vivre seul(e) et d’avoir nos activités solitaires afin d’apprendre à se connaître et à s’aimer. Pour avoir une relation saine avec vous-mêmes et atteindre une maturité affective, il est important d’alterner moment de solitudes et moments en groupe.

La peur, tant qu’il n’est pas au stade du pathologique, peut se manifester par la présence d’une autre phobie : phobie du noir, phobie d’impulsion (nous avons peur de qui nous pouvons être dans certaines conditions et de nos réactions), peur de faire un malaise, hypocondrie (notamment à cause de la COVID, ou autres troubles pouvant créer des TOC) ,  phobie scolaire

5. Qui est touché par l’autophobie ?

Cette angoisse est fréquente. Tout le monde peut, à un moment ou à un autre, ressentir cette peur. Elle est considérée comme pathologique lorsqu’elle dépasse 6 mois. Entre 50 à 70% de la population française peut se sentir seule. Sachez donc que, si vous vous sentez isolé face à cette angoisse, vous êtes loin de l’être dans ce cas

Cette phobie peut se développer à tout âge, mais elle est souvent constatée à partir de l’adolescence voire lorsque l’on devient jeune adulte. En effet, nous commençons à développer de nouvelles relations amicales, et commençons à penser aux relations amoureuses. Ce trouble impacte aussi bien les hommes que les femmes.

6. Comment l’autophobie se manifeste-t-elle au quotidien ?

L’angoisse de rester seul(e) est si forte que vous adoptez certains comportements pour tenter, inconsciemment, de vous protéger.

Faire n’importe quelle activité 

Il est possible que vous fassiez des activités que nous n’appréciez pas dans le simple but de ne pas vous retrouver seul(e). Une activité de groupe vous donne l’impression de ne pas être seul(e) et de ne pas renvoyer à l’autre cette solitude. Si vous dites aux autres que vous faites une activité, vous ne leur laissez pas penser que vous êtes seul(e) et cela vous rassure. 

Se créer de fausses informations

Pour se conformer à certaines attentes sociales que vous supposez être normales, il vous arrive de vous inventer certaines activités, sorties, rencontres etc. Parfois vous améliorez les éléments de la réalité pour les rendre plus conformes à ce qui est attendu, parfois vous vous créez une fausse vie. Vous avez peur de dire que vous n’avez rien fait ou que vous étiez seule chez vous, car cela laisserait les autres penser que vous ne faites rien et que vous n’êtes pas aimable. Cela légitimerait le fait qu’il y a beaucoup de raisons de ne pas vous aimer. 

 

Eviter votre image

Vous avez des difficultés avec votre image. Il est difficile pour vous de vous regarder trop longtemps dans le miroir. Lorsque vous vous regardez vous percevez toutes vos caractéristiques physiques que vous n’aimez pas mais également vos défauts personnels. Vous trouvez dans cette image, toutes les raisons pour lesquelles vous êtes seul(e) et que vous ne devez pas perdre les personnes qui vous entourent, sinon vous ne trouverez personne d’autre. 

 

Percevoir un entourage insécurisant

Le monde et l’environnement dans lequel vous vivez et vous évoluez vous semble ne pas être sécurisant. Vous avez l’impression que les gens de notre société sont mauvais, sans empathie et sans coeur. Vous vous sentez donc incompris(e) dans un monde de bruts, qui eux, sont forts. Vous vous sentez donc particulièrement faible et fragile

Vous percevez donc le danger tout autour de vous. Etre seul(e) vous donne la sensation d’être encore plus dangereux et que vous êtes menacé(e) dès que vous n’êtes pas entouré(e). C’est pourquoi, parfois vous vous sentez tellement perdu(e) qu’il peut vous arriver de faire du chantage affectif avec les personnes qui vous entourent. Lors d’une rupture amoureuse par exemple, peut-être avez-vous déjà menacé votre ex-conjoint(e) de faire une bêtise si cette personne vous quittait ?

 

Vivre de jalousie

Vous êtes si peu rassuré(e) de vos relations que vous êtes particulièrement jalous(e) lorsque vous avez un(e) partenaire ou même dans les relations amicales. Lorsque l’autre fait une activité sans vous, avec une autre personne vous le vivez comme une trahison. Vous accusez régulièrement votre moitié de vous tromper ou de s’intéresser à une autre femme / à un autre homme que vous. Vous êtes toujours sur votre téléphone à écrire des SMS à l’autre, et si on ne vous répond pas immédiatement vous vous inquiétez et vous énervez. Si, vous n’avez pas de nouvelles de vos amis presque tous les jours, vous vous voyez déjà ne plus être ami(e) avec cette personne.

 

Avoir peur du rejet

Puisque vous sentez que les relations amicales ou amoureuses ne sont pas acquises, et qu’elles ne sont ni sécurisantes ni stables, vous avez toujours peur d’être rejeté(e). Vous vous imaginez que du jour au lendemain, une personne partira, et vous laissera. Vous passez donc beaucoup de temps à accaparer l’autre. La personne doit vous répondre rapidement, vous voir régulièrement, tout vous dire, et vous voulez être constamment sa priorité. Vous finissez par vous enfermer dans cette relation, et essayez d’enfermer l’autre. Les personnes vont finir par se sentir enfermées et quitteront cette relation. Vous vous sentirez donc abandonné et vous consolidez votre idée que vous êtes constamment rejeté dans les relations que vous aimez. 

 

Supprimer votre naturel

Vous vous sentez si peu aimable que vous imaginez qu’en étant vous-même vous vous sentirez dans l’impossibilité d’être aimé(e). Vous calculez donc tout ce que vous allez faire, dire et supprimez toute spontanéité ou naturel dans vos comportements. Vous avez parfois l’impression de jouer un rôle, de ne pas être vous-même mais d’être la personne qu’on voudrait que vous soyez.

7. Quels sont les symptômes physiques de l’autophobie ?

L’autophobie provoque une telle angoisse que cela se manifeste aussi physiquement. 

Lorsque vous vous retrouvez seul(e), vous pouvez ressentir une sensation d’attaque de panique qui vous envahit. Vous avez une accélération de votre rythme cardiaque, vous pouvez avoir des vertiges, avoir une sensation de malaise. Il se peut également que vous ayez des sueurs, des tremblements, des nausées, des sensations d’oppression avec des difficultés à respirer.

8. Quelles sont les conséquences de l’autophobie ?

La peur de la solitude vous fait adopter des attitudes qui ne vous ressemblent pas, ou qui vous blessent personnellement. C’est pourquoi, et comme toutes phobies, cette anxiété peut avoir des conséquences sur vous à long terme et au quotidien. 

 

Dépression

Vous êtes enfermé(e) dans un cercle vicieux au niveau de vos relations sociales et de vos pensées négatives sur vous-même. Vous vous sentez mal, vous êtes triste, vous avez l’impression que l’on vous abandonne constamment et vous en souffrez. Vous pouvez donc aller jusqu’à souffrir d’une dépression et avoir des pensées suicidaires lorsque l’autre vous abandonne. Votre quotidien est rempli de tristesse, et avez du mal à percevoir des moments de joie ou de bonheur.

 

Manque de confiance en soi

Vous pouvez avoir une mauvaise image de vous-même et un grand manque de confiance en vous. En effet, puisque vous percevez toutes les fois où vous avez été abandonné(e) ou que l’autre vous exclu(e), vous avez l’impression d’être mauvais(e). Vous ne pouvez donc pas être aimé(e). Vous ne voulez donc pas vous retrouver avec vous-même. Si les autres ne veulent pas être avec vous, c’est qu’il est désagréable de passer du temps avec vous, et que vous n’êtes pas intéressant(e) et nul(le). Toutes ces idées qui vous traversent l’esprit vous font perdre toute confiance en vous. 

 

Difficultés relationnelles

Les relations amoureuses ou sociales vous font peur. Vous avez en tête toutes les fois où vous avez été abandonné(e) et avez peur de répéter ce schéma. D’un autre côté, vous ne voulez pas être seul(e), donc vous êtes prêt(e) à accepter les relations sociales ou amoureuses qui se présentent à vous et à vous y accrocher à tout prix. Il est donc possible que vous vous attachiez à des relations qui ne sont pas (ou peu) saines, dans l’unique but de ne pas vous retrouver seul(e). Vous pouvez donc, inconsciemment, vous entourer de personnes toxiques ou néfastes pour vous. Vous pouvez être sous l’emprise d’un(e) pervers narcissique. Vous pouvez vous retrouver dans une relation non réciproque avec une personne opportuniste qui ne partage pas les mêmes sentiments que vous etc. 

La présence de l’autre vous donne le sentiment d’être sauvé(e). Vous mettez donc l’autre sur un piédestal et si cette personne vous quitte, c’est un cauchemar qui commence pour vous. 

Vos relations sont donc difficiles à avoir et à garder. Vous mettez beaucoup de pression sur l’autre et êtes très exigeant(e). Vous êtes donc quitté(e) et en souffrez énormément. 

 

Autres pathologies

Cette peur de se retrouver seul(e) avec soi-même peut engendrer d’autres pathologies ou d’autres phobies.

Agoraphobie

L’angoisse de vous retrouver seul(e) est si grande, que vous imaginer que personne ne serait là pour vous secourir et subvenir à un besoin vital vous angoisse. Une agoraphobie (peur d’être dans un lieu public sans avoir la possibilité d’être secourue) peut alors se développer.

Dépendance affective

Vous avez si peur d’être seul(e) que vous pouvez aller jusqu’à considérer l’autre comme plus important que vous et nécessaire à votre vie. Cette dépendance affective vous met en second plan et il vous semble impossible de vivre pour vous-même. Votre vie passe par celle de l’autre.

9. Quelles astuces pour me débarrasser de mon autophobie ?

L’autophobie n’est pas irrémédiable. Il est donc important de faire un suivi avec un professionnel de santé pour arriver à se sentir plus serein(e) lorsque vous êtes seul(e) avec vous-même. En revanche, en parallèle, vous pouvez suivre ces quelques petits conseils pour travailler dessus au quotidien et en autonomie.

 

Accepter la solitude

La solitude à juste dose n’est pas toujours néfaste. Il faut accepter que tout le monde vive des moments de solitude, et que vous n’êtes pas une exception à cela. Au contraire, il est toujours bon d’avoir des moments de solitude. La solitude passagère vous enrichit, vous apprend à faire des choses, à vous dépasser pour vous-même, et à vous surprendre. 

Faites donc des activités seul(e). Essayez de sortir de votre zone de confort pour faire accepter votre solitude de manière graduelle. Dans un premier temps, essayez d’aller manger seul(e) au restaurant, puis de faire quelque chose de plus long, jusqu’à, pourquoi pas, faire un voyage avec pour seul compagnon votre sac à dos. 

 

Méditez

La méditation vous permet d’avoir un temps pour vous où vous n’écoutez que votre corps, vos besoins et vos ressentis. Vous obstruez tout ce qu’il y a autour de vous. Vous pouvez définir ce temps de méditation selon votre niveau d’acceptation de la solitude, selon votre humeur, votre fatigue et vos besoins. Lorsque vous méditez, vous apprenez à vous connaître, vous apprenez à vous écouter et à vous donner un moment rien qu’à vous. Essayez de vous créer une routine de méditation.

 

Comprenez vous

Prendre du temps pour comprendre son angoisse vous permet de mieux accepter votre trouble et d’avoir des idées de piste lorsque vous demanderez de l’aide à un professionnel de santé. 

Imaginez vous dans une situation où vous êtes seul(e). Vous pouvez vous projeter seul(e) dans la rue, chez vous, le soir, en voyage ou au cinéma. Demandez vous alors ce qui vous dérange dans cette situation. Essayez de mettre en avant ce qui vous semble problématique : Est ce le fait de ne pas voir vos proches ? De ne pas avoir la capacité à faire cela sans aide ? Que quelque chose de grave puisse vous arriver ? Demander vous ensuite pourquoi vous pensez cela.

 

Assumez votre solitude

Être seul(e) n’est pas une honte. Faire des activités en solitaire ne rend pas forcément le moment morose, triste ou sans amusement. Au contraire, il n’y a personne d’autre que vous pour vous dicter vos envies

Rappelez vous aussi que la solitude assumée est une preuve d’indépendance et d’autonomie. Vous n’avez besoin de personne pour vivre

Pour autant, continuez à entretenir vos relations sociales existantes, prenez soin de celles-ci sans être trop étouffant(e). Apprenez à adopter la juste distance. N’ayez pas peur d’essayer de vous inscrire dans de nouvelles relations et d’apprendre à connaître de nouvelles personnes. 

 

Faites une liste

Prenez vos distances sur ce que l’autre peut vous apporter, en particulier lorsque vous êtes en couple. Il y a toujours des choses que vous aimez. Essayez de ne vous vous perdre dans vos relations, mais de garder en tête ce que vous aimiez faire et que vous aimez encore aujourd’hui. 

Faites donc une liste de toutes les choses que vous aimez faire. Listez tout ce que vous aimeriez pouvoir faire seul(e). Rappelez vous que vous n’avez pas toujours besoin de l’autre dans vos activités. Forcez vous à en choisir au moins une, et la faire le plus rapidement possible. Vous êtes capable de passer du temps avec vous, vous méritez ce temps précieux que vous pouvez vous accorder. Cela vous aidera également à augmenter votre confiance en vous.

10. Comment surmonter mon autophobie ?

Il est primordial de se prendre en charge le plus rapidement possible. Vous ne pouvez pas continuer à souffrir de cette situation. De plus, sans le vouloir, vous pouvez également faire souffrir votre entourage qui vous aime, mais qui se sent épuisé de toujours devoir se justifier et de prouver les choses.

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) sont les prises en charge les plus adaptées et les plus efficaces dans l’autophobie. Durant les séances thérapeutiques vous allez pouvoir travailler sur l’estime et l’affirmation de soi. Mais également pouvoir travailler sur les pensées erronées et négatives et les fausses croyances.

Les Thérapies par Exposition à la Réalité Virtuelle  (TERV) s’inscrivent dans les TCC et sont parfaitement adaptées au traitement de l’autophobie. En effet, il va être possible de se projeter dans différents environnements, permettant la visualisation du lieu, le travail sur les pensées automatiques, et sur son lieu sécurisant. La Réalité Virtuelle permet aussi de pouvoir travailler à travers la relaxation sur cette angoisse. Il est également possible de revenir, par l’image, sur ces traumatismes, conscients ou inconscients afin de retrouver cette sérénité face à soi-même.