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Phobie, définition : peur excessive d’un certain objet, qui entraine une fuite ou une paralysie alors que la personne a conscience que sa peut n’est pas rationnelle.
La psychologie contemporaine ne cesse d’évoluer, afin d’accompagner les patients au plus près de leurs besoins, en s’appuyant sur les technologies actuelles comme la réalité virtuelle, avec un savoir faire psychothérapeutique solide, issue d’une formation psychologique sérieuse et structurée. Aujourd’hui, un tel accompagnement thérapeutique existe dans le traitement de très nombreuses phobies ou symptômes phobiques.

En effet, dans les années 50, la psychothérapie comportementale a commencé à émerger. Elle consistait, de façon schématique, à exposer le patient, l’enfant, à l’objet de sa phobie de façon progressive, afin de désensibiliser petit à petit de la source de sa peur.
Les TCC, ou Thérapies Cognitives et comportementales, sont depuis des années, validées scientifiquement, par l’observation des relations entre pensées, émotions et comportements. Dans le cas d’un problématique phobique, une situation donnée provoque de telles réactions émotionnelles déplaisantes chez un enfant, un adolescent ou un adulte, que celui-ci va naturellement mentalement s’en détourner afin de se protéger et tenter de neutraliser son anxiété, tout en ayant pour conséquence d’alimenter des pensées négatives obsédantes provoquant une inhibition de l’action. Le sujet se trouve paralysé, fusionnant avec ce qui se déploie dans son monde interne, submergé, prisonnier de ses réactions, et renonce peu à peu à toute une partie de sa vie avec un sentiment d’impuissance douloureux.

Aujourd’hui, nous comprenons qu’il ne s’agit pas de changer le comportement d’une personne, afin de le faire « correspondre » à un standard de normalité. Nous comprenons l’enchaînement des réactions : situations, émotions, pensées et accompagnons notre patient, quel que soit son âge, à décoder puis apprivoiser son mode de fonctionnement afin d’en reprendre la maitrise. On pourrait dire que nous l’aidons à rendre intelligible et cohérent l’interaction entre chacun de ces espaces : la situation, l’émotion ressentie et l’emballement des pensées. Nous l’aidons à ralentir afin de pouvoir observer chacune de ces séquences, en évaluer l’intensité, la teneur, la durée, permettant ainsi de nommer chacun de ces phénomènes afin de les identifier et d’en soulager la charge anxiogène.

Ainsi, nous familiarisons tout d’abord notre patient avec le matériel de réalité virtuelle. Il comprend que le degré d’exposition virtuelle à la situation problématique va se faire en accord avec lui, ajusté à ce qui est possible pour lui, afin de le mettre en situation d’un apprentissage consenti et donc gratifiant, valorisant. Au préalable de cette exposition, nous aurons pris tout le temps nécessaire à l’exploration des réactions indésirables liées à la situation de phobie. Le patient aborde ainsi l’expérience d’exposition de façon confiante.

Est ce que cela marche! Oui, notre cerveau ne fait pas la différence entre une situation imaginaire, virtuelle et une situation réelle! La preuve, c’est la phobie elle-même. Dans la réalité, il ya très peu de chance que la situation qui déclenche la phobie soit un réel danger, sauf dans les situations d’Etat de Stress Post-Traumatique. Si tel était le cas un travail au préalable à l’aide de l’EMDR, permettrait une première désensibilisation importante avant d’aborder l’exposition.

Aujourd’hui, il devient plus accessible de consulter pour ce qui relève de la phobie, de l’inhibition de l’action entravant notre bien-être quotidien. La réalité virtuelle permet une exposition ajustée, sans violence, que nous ayons peur des grands espaces, du vide, de l’avion, de la conduite en voiture, de certains animaux, insectes, ou encore du contact avec l’environnement humain comme dans les phobies scolaires, liées au regard d’autrui sur soi et à la peur de l’échec. Modernité rime respect de l’individu, et accompagnement bienveillant ajusté… au plus près!

Merci à Christel Bourgogne, psychologue clinicienne | Regards Psy, 17 rue Philippe de Lassalle, Lyon 4 |