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ÊTES-VOUS AGORAPHOBE ?

On estime qu’environ 22% de la population souffre d’agoraphobie à un moment de leur vie. Cette peur des lieux publics intervient lorsque la personne panique à l’idée de ne pouvoir s’en échapper facilement ou d’être secourue. L’agoraphobe redoute des lieux tels que les transports en communs, les grands espaces, les espaces clos, les lieux publics etc. Ce trouble concerne principalement les personnalités de nature anxieuse suite à un traumatisme mais peut également toucher n’importe qui. L’agoraphobie se manifeste de manière plus ou moins intense et ne doit pas être pris à la légère.

1. Qu’est ce que l’agoraphobie ? 

L’agoraphobie fait partie de la famille des troubles panique. C’est-à-dire, qu’une attaque de panique soudaine et intense, durant en moyenne 30 minutes, se déclenche lorsque le stimulus anxiogène est visible ou imaginé (Bandelow, 1995). Au tout début, l’agoraphobie était caractérisée comme “la peur des espaces” (Legrand du Saule, 1878). Mais l’agoraphobie a fait l’objet de nombreuses recherches qui ont étayé la définition petit à petit. Aujourd’hui, c’est donc une peur des lieux dans lesquels il est difficile de s’échapper, soit parce que l’espace est clos et les accès restreints, soit parce qu’il y a une foule qui limiterait la possibilité de s’extirper facilement de ce lieu ou de recevoir l’aide nécessaire en cas de danger (Preti, & al., 2021). C’est pourquoi, il est difficile pour les personnes qui en souffrent de prendre les transports en commun, de se rendre dans des supermarchés ou dans des marchés extérieurs, d’aller à des concerts, d’être dans une file d’attente etc. Sortir seul est aussi très difficile pour elles. D’une manière plus générale, on estime que la personne agoraphobe angoisse lorsqu’il est loin d’une figure de sécurité (personne, lieu, objet…) (Snaith, 1968). De plus, elles anticipent la crainte de leur sortie, ce qui génère un cercle vicieux d’angoisse. La personne va se sentir détruite par tout ce que l’agoraphobie a bousculé dans sa vie (Reydellet, 2009). 

On estime qu’environ 22% de la population en souffre à un moment de leur vie (Wittchen & al., 2010). 

2. Quels sont les symptômes et les caractéristiques de l’agoraphobie ?

La phobie, de manière générale, peut être considérée en elle-même comme un symptôme ; le symptôme d’un mal être, d’une blessure non cicatrisée, d’une inadaptation à un environnement … (Wiener, 2005). Quoi qu’il en soit, il est presque impossible de dissocier phobie et angoisse, puisque l’anxiété engendrée par la situation anxiogène entraîne, dans la majorité des cas, une attaque de panique (Breier & al., 1986). Cette réaction est nerveuse et peut être qualifiée d’émotive (Legrand du Saulle, 1878).

L’attaque de panique se caractérise par des tachycardies, des difficultés respiratoires, étouffements, douleurs abdominales ou au niveau de la poitrine, engourdissements, transpiration excessive, tremblements, nausées, étourdissements etc. Elles impliquent très souvent différentes peurs, comme celle de mourir, de perte de contrôle, de la folie, avec parfois une sensation d’irréalité (Meuret & al., 2006). La personne pourrait également ressentir des frissons ou une sensation de chaleur forte et avoir l’impression de ne plus réellement appartenir à son propre corps (Chapelle, 2018). 

L’agoraphobie est caractérisée par une difficulté de quitter son domicile et de se déplacer librement sans être accompagné(e) par une personne de confiance (Goldstein & Chambless, 1978). Le DSM-5 (APA, 2013) évoque une angoisse particulièrement importante lorsque la personne utilise les transports en commun, est dans des lieux couverts ou ouverts, au sein d’une foule, ou seul à l’extérieur. Ainsi, la personne va éviter toutes les situations où elle se sent en danger sans pouvoir en être secouru (Preti & al., 2021). Si elle ne peut l’éviter, la personne va se sentir envahie par l’angoisse, réalise que son comportement est inadapté, mais ne peut pas s’empêcher de le ressentir. La prise de conscience de cette attitude dysfonctionnelle ne fait qu’aggraver l’anxiété dans la situation (Peyré, 2011). 

3. D’où ça vient ?

Les causes peuvent être multifactorielles. Dans un premier temps, l’agoraphobie peut provenir de l’environnement familial : un peu comme un fantôme qui suit la personne de génération en génération et qui fait perdurer la peur (Nachin, 2014). 

Ensuite, l’agoraphobie peut venir du climat familial dans lequel la personne a été élevée. En effet, un environnement où le parent surprotège son enfant, risque de faire penser que le monde extérieur n’est que danger, et qu’à tout moment, un danger peut survenir. De ce fait, il va vouloir être dans un environnement où il pourrait sentir qu’il peut être sauvé à tout moment (Wittchen, 2010). De plus, un manque de soutien de la part des parents face aux émotions anxieuses de l’enfant peut engendrer une agoraphobie grandissante (Raila, & al., 2021). Et lorsque l’enfant grandit et qu’il devient adolescent, sa recherche d’indépendance est plus anxiogène puisque ses angoisses n’ont pas été assez prises en considération (Liebowitz, 2016). Ainsi, les parents vont alors prendre soin de leur jeune adulte plus longtemps, et renforcer encore davantage leurs craintes en modifiant leurs habitudes de vie pour s’adapter à leur enfant (Thompson-Hollands & al., 2014). 

De plus, un événement de vie survenu dans l’enfance peut avoir un impact sur le regard du monde de celui-ci. En effet, certaines études ont montré que le risque de développer une agoraphobie augmente lorsqu’un enfant a expérimenté un événement négatif, comme le décès prématuré d’un parent (Kendler & al., 1992). Une enfance traumatique laisse envisager un impact sur une possible agoraphobie. Certains indices peuvent laisser penser que l’enfant risque de souffrir d’agoraphobie comme le fait que l’enfant soit très peureux, de manière générale ou qu’il a des difficultés d’endormissement dues à des angoisses nocturnes (Balaram & Marwaha, 2021). 

En revanche, l’événement peut être plus récent et l’agoraphobie se développe suite à un état de stress post-traumatique. En effet, inconsciemment, l’agoraphobie est une manière spécifique de traiter son traumatisme. Rester dans l’environnement protecteur du domicile, est à la fois une fuite de son souvenir traumatique mais également la peur d’un événement qui risque de se réitérer (Reydellet, 2009).  

Pour finir, certains troubles de la personnalité peuvent également augmenter le risque agoraphobique, tels que les personnalités dépendantes, les personnes ayant un trouble obsessionnel-compulsif ou encore les personnes ayant de grands troubles névrotiques (Tearnan & al., 1984). 

Mais qu’importe la cause, aucune situation n’est irrémédiable

4. Quelles conséquences sur la vie quotidienne et sur l’avenir ?

Dans un premier temps, il est important de noter que l’agoraphobie est un trouble qui se voit augmenté continuellement au fil des années à l’échelle mondiale (Wittchen & al., 2010). Il n’est pas à prendre à la légère puisqu’il impacte lourdement la qualité de vie des personnes qui en souffrent (Preti & al., 2021).

L’agoraphobie est source de lourdes souffrances psychologiques, et a un impact important sur la vie professionnelle et sociale d’une personnes ayant ce trouble (Grant & al., 2006). Dans un premier temps, les crises de panique d’une personne agoraphobe s’étendent de plus en plus, allant, dans la majorité des cas, jusqu’à être atteint de troubles panique (Barzegar & al., 2021). C’est-à-dire que des attaques de panique ne se déclenchent plus uniquement dans des situations anxiogènes, mais très fréquemment et de manière inattendue (APA, 2013). Cela amène donc souvent l’agoraphobe vers un trouble anxieux généralisé s’il n’a pas été pris en charge (Cousineau, 2015). 

La moitié des personnes ayant un trouble agoraphobique développe également des troubles de l’humeur (Arthus, & al., 1997) dû à leur mal-être existant. 

Il est aussi fréquent de déclencher des symptômes dépressifs, tendant souvent vers des dépressions sévères (Kim & al., 2021). De plus, les attaques de panique et les anxiétés anticipées augmentent considérablement les idées suicidaires, et par conséquent, les risques d’un passage à l’acte (Smith & al., 2020). Il est également vrai que l’anxiété engendrée par les phobies entraîne souvent des troubles du sommeil. Il semblerait qu’environ 95% des patients phobiques ont des soucis pour avoir un repos réparateur (Chase & Pincus, 2011). 

De plus, le niveau de détresse lié à l’agoraphobie est tel qu’il n’est pas rare de constater une augmentation de consommation excessive de substance tels que l’alcool, favorisant ainsi la dépendance à cette boisson (Norton & al., 2014). Dans l’agoraphobie, s’alcooliser considérablement est une forme d’automédication anxiolytique (Richa & al., 2008). L’addiction à l’alcool peut, quant à elle, engendrer un impact négatif sur la vie sociale, financière, professionnelle et personnelle d’un individu (Azar & al., 2010). 

Pour les enfants, l’agoraphobie présente une comorbidité particulièrement élevée avec l’angoisse de séparation (et donc possiblement une phobie scolaire). A l’âge adulte, la personne agoraphobe peut avoir eu une angoisse de séparation forte qui n’a pas été suffisamment prise en charge (Petot, 2004).

5. Comment la traiter ? 

La grande majorité des agoraphobes a perdu tout espoir de rétablissement (Clum & Knowles, 1991). C’est pourquoi, la seule stratégie qu’ils ont mis en place est l’évitement (Shin & al., 2020). En effet, le terme “phobie” vient du mot grec “phobos” qui signifie “fuite” (Kapsambelis, 2012). De manière générale, et parce que nous sommes des animaux avec un instinct de survie, nous évitons les situations qui nous rendent vulnérables et qui sont pour nous, source de stress. Par ailleurs, les agoraphobes ont tendance à chercher de l’aide tardivement étant donné qu’ils sont paniqués à l’idée de devoir se placer en situation anxiogène, en quittant le domicile sécurisant (Perreault, & al., 2009). 

Dès lors, afin réduire le comportement d’évitement, de supprimer la peur et les réponses automatiques de stress, les thérapies par exposition sont ce qui est le plus efficace (Richter & al., 2021). Cela permet d’apprendre à accepter son angoisse dans une situation donnée, et l’effacer petit à petit (Emmelkamp, 1974). C’est pourquoi, d’une manière plus générale, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est privilégiée (Marchand & al, 2004). En effet, l’exposition dans les thérapies cognitivo-comportementales ont permis de faire diminuer drastiquement la prise de médicaments, sur le long terme également, à ces personnes souffrantes (Arthus & al., 1997). 

6. L’échelle d’évaluation de la panique et de l’agoraphobie (EEPA), qu’est ce que c’est  ?

Il existe très peu d’échelles validées scientifiquement pour évaluer l’agoraphobie, de manière spécifique. Nous trouverons généralement des échelles mesurant l’anxiété de manière générale. Les évaluations déjà existantes étaient très longues et n’étaient pas assez objectives pour être considérées comme suffisamment significatives (Roberge & al., 2003). C’est pourquoi Bandelow (1995) a créé et validé auprès de 235 patients, la “Panic and Agoraphobia Scale” en se basant sur les critères du DSM-III. Plusieurs années après, voyant le manque d’échelles sur l’agoraphobie validées en Français, Roberge et ses collaborateurs ont traduit et validé « l’Échelle d’Évaluation de la panique et de l’agoraphobie” (EEPA) en 2003.

A travers ce questionnaire, vous pourrez avoir une idée de votre niveau d’anxiété lorsque vous êtes inscrit dans un lieu pouvant entraîner une sensation agoraphobique. Répondez de manière tout à fait honnête et naturelle. Vos réponses ne sont ni enregistrées, ni consultées. Ce test, ici, a pour unique but de vous aider à vous éclairer sur l’angoisse que vous pouvez ressentir et à vous aiguiller sur vos possibilités

7. Quelles sont les prévalences de l’agoraphobie ? 

L’agoraphobie, associée à d’autres troubles panique, tels que l’anxiété généralisée et/ou le trouble panique est considérée comme étant assez fréquent, même s’il existe de grandes disparités dans les recherches scientifiques (Roest, & al., 2019). Dès lors, il est estimé qu’entre 1,5% (Ramage-Morin, 2004) et 18.1% (Kessler & al., 2005) de la population présente un trouble anxieux avec agoraphobie. 

Les femmes auraient tendance à être plus sujettes à cette phobie que les hommes (certaines études parlent de deux femmes pour un homme) (Perreault, 2009). Les stratégies de coping sont particulièrement variables : troubles dépressifs, alcoolisation, troubles anxieux … (Lépine, 2005). 

Les adolescents et les jeunes adultes ont tendance à davantage risquer de développer une agoraphobie comparé aux personnes plus âgées. Cela n’exclut pas, cependant, un risque à tout âge (McCabe & al., 2006). Mais, il n’est pas rare de rencontrer une personne âgée agoraphobe, puisque le trouble, n’ayant pas été pris en charge a pu persister dans le temps (Manela & al., 1996). Ainsi, les populations souffrent dans leurs relations sociales et sont particulièrement enclines à l’isolement et à la solitude (Russell & al., 1997). 

8. La réalité virtuelle comme traitement face à l’agoraphobie ?

Il est particulièrement important de ne pas laisser une situation anxiogène dans un lieu extérieur s’envenimer au risque de développer de fortes comorbidités. L’exposition en thérapie cognitivo-comportementale permet, en effet, de modifier les croyances erronées face aux attaques de panique mais également dans les situations anxiogènes (Mirabel-Sarron, 2011). Les thérapies par exposition permettent de s’approprier des sensations physiologiques de la panique, et ainsi d’en diminuer sa fréquence (Audet, 1997). Ainsi, le travail thérapeutique se fait sur l’attitude face à la situation, sur les émotions ressenties et sur les cognitions liées à la difficulté (Mirabel-Sarron, 2011). Ainsi, la réalité virtuelle permet d’avoir les mêmes effets que l’exposition classique sans en avoir les contraintes, puisque le ratio coût-bénéfice est largement supérieur qu’en exposition classique (Bottela & al., 2007). En effet, la réalité virtuelle permet de faire un travail d’habituation à la situation, tout comme le ferait la thérapie cognitivo-comportementale en exposition in-vivo (Rothbaum & al., 2001). Il a, par ailleurs, été prouvé qu’après un suivi thérapeutique avec de la réalité virtuelle pour les patients souffrant d’une agoraphobie, leur humeur s’est améliorée, leur anxiété et l’évitement diminués et la peur liée à l’agoraphobie associée à ses pensées négatives réduite (Malbos & al., 2013). Il est vrai que la réalité virtuelle permet de créer un environnement similaire à la réalité, tout en étant facile d’accès (Valmaggia & al., 2016). L’exposition est complètement sécurisée puisque le thérapeute a un accès direct à ce qu’il propose à son patient, et peut interagir à tout moment afin que la personne phobique puisse gérer ses difficultés plus facilement (Rizzo & Kim, 2005). Le sentiment de présence offre l’immersion la plus totale (Slater, 2004). Dès lors, il a été démontré que le traitement de l’agoraphobie en réalité virtuelle permettait des changements visibles et durables sur les patients (Gebera & al., 2016). Le patient avance selon sa temporalité et est suivi dans sa progression tout en étant exposé à des situations qu’il n’aurait pas pu penser surmontables.

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